Afrique - Afrique du Sud : crimes raciaux au sein des forces armées
D’une manière générale, la majorité des conflits qui se sont déroulés en Afrique, au sud du Sahara, depuis les indépendances ont eu pour épicentre les mouvements de révolte dans les casernes du continent, traduisant la ferme volonté des militaires de s’immiscer dans le jeu politique local. Cela résultait souvent de la déliquescence de l’État, et permettait à l’armée de se placer en sauveur des institutions républicaines et de prendre le pouvoir par la force.
Si, l’Afrique du Sud a paru échapper à ce mouvement généralisé de coup d’État, les derniers événements survenus au sein de ses forces armées nous incitent à penser le contraire.
En effet, pendant le régime d’apartheid qui a gouverné ce pays pendant près d’un siècle, les South African Defence Forces (SADF) ont été le bras armé de ce mode de gouvernement odieux. Elles étaient uniraciales (blanches), politisées et fortement armées face à la branche armée de l’African National Congres (ANC), essentiellement constituée de Noirs, mal formés, mal équipés et mal commandés.
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