Since its creation 40 years ago, DGA has played a key role in developing efficient defence systems and building a powerful and independent industrial base. Geostrategic changes, budgetary constraints and progress in European defence have totally changed the traditional relationship between government and national industry. From now on, it is within the European framework that DGA must define and act as a « prime » of the defence system, which goes far beyond the simple role of procurement towards the european defence industry.
L’année 2001 accueille au Bourget le premier salon de l’aéronautique et de l’espace du XXIe siècle. Les cadres de la délégation générale pour l’armement (DGA) y côtoient leurs homologues étrangers, les représentants de nombreuses armées, d’Europe ou d’ailleurs, et les industriels le matériel présenté en démonstration statique ou en vol ressemble encore, par certains aspects, à celui du début des années soixante : avions à réaction, hélicoptères à turbine, armements divers. Pour l’essentiel, ce matériel a aussi considérablement changé : chasseurs polyvalents, drones de surveillance du champ de bataille, systèmes de missiles, radars à balayage électronique, lanceurs spatiaux, satellites, matériels interopérables et intégrés dans des systèmes plus vastes et plus complexes. Les nouveaux logos qu’arborent stands et pavillons signalent, quant à eux, que les industriels sont devenus, pour beaucoup, de puissants groupes transnationaux. Ces exemples illustrent les profondes transformations qu’a connues notre système de défense. Par son action, le personnel de la DGA a contribué à les mener à bien. Nous fêtons le quarantième anniversaire de l’existence de notre institution. C’est l’occasion de se pencher sur le rôle de la DGA et plus généralement sur celui de l’État vis-à-vis de l’industrie aéronautique et de défense et de s’interroger sur son évolution à la suite des consolidations industrielles et des avancées récentes de l’Europe de la défense.
Les trois rôles de l’État vis-à-vis de l’industrie de défense
En France, depuis les ministres Colbert et Louvois, l’État ne se limite pas à ses seules responsabilités régaliennes en matière de défense. C’est aussi un entrepreneur. Vis-à-vis de l’industrie stratégique que constitue le secteur « aéronautique et défense », il remplit ainsi trois grandes fonctions.
Il exerce d’abord un rôle de régulateur politique, social et économique. À ce premier titre, il conduit une politique étrangère et de sécurité portant, entre autres, sur le contrôle des exportations, la non-prolifération et le contrôle des investissements étrangers dans les entreprises de défense françaises. Dans son rôle de régulateur social et économique, l’État veille à créer un environnement favorable à la croissance économique et à la cohésion sociale en s’efforçant de maintenir ou de rétablir un équilibre sur l’ensemble du territoire national cette fonction, naturellement, n’est pas propre au ministère de la Défense, ni dans ses objectifs, ni dans ses moyens.
Les trois rôles de l’État vis-à-vis de l’industrie de défense
Une DGA pour assurer la maîtrise d’œuvre du système de défense
Les premiers pas de la coopération européenne
Mission accomplie
La nouvelle donne
De la relation entre l’État et son industrie nationale…
…À la relation entre les États et l’industrie européenne
Conclusion : quels enjeux ?