Afrique - Le nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique
Le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) (1) se veut une vision à long terme d’un programme de développement, appartenant à l’Afrique et dirigé par l’Afrique, selon ses initiateurs qui lui donnent pour objectifs de stimuler la croissance et le développement durables de l’Afrique tout en participant activement à l’économie et à la vie politique mondiales.
Lancé par les présidents Abdelaziz Bouteflika d’Algérie, Thabo Mbeki d’Afrique du Sud et Olésogun Obasanjo du Nigeria ainsi que le président Wade du Sénégal, le NEPAD a été consacré par l’Afrique lors du sommet de l’OUA de Lusaka en juillet 2001. Diagnostic global et réponse du même titre aux problèmes de développement du continent, le NEPAD a suscité l’adhésion des grandes puissances comme les États-Unis, le Japon, l’Union européenne ou la Chine, ainsi que des forums comme le G8 ou les grands argentiers de la planète comme le FMI ou la Banque mondiale.
De la notion de « renaissance africaine » au NEPAD
« Le continent africain relégué en marge de la mondialisation, entend retrouver au plus vite le chemin du développement ». Cette déclaration du président sud-africain faisait référence à la notion de « renaissance africaine » en 1999 ; idée directrice introduite dans le champ de réflexion des problèmes de développement du continent. D’où son projet initial de Programme de renaissance de l’Afrique pour le millénaire (MAP) auquel ont adhéré les présidents Bouteflika et Obansanjo. Parallèlement au MAP, perçu comme étant quelque peu romantique, le président Wade du Sénégal proposait quant à lui le plan « Omega » basé sur une approche plus pragmatique des problèmes à résoudre. Le président Wade préconisait en effet un véritable plan Marshall de redressement de l’Afrique, s’attachant en priorité à la réhabilitation des infrastructures du continent.
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