Les récents avatars liés à la crise irakienne ont sinon mis à mal, du moins fait trembler sur leurs bases encore bien fragiles les institutions naissantes de l’Union européenne en matière de sécurité et de défense.
Pour une conférence européenne sur la perception des menaces
Les récents avatars liés à la crise irakienne ont sinon mis à mal, du moins fait trembler sur leurs bases encore bien fragiles les institutions naissantes de l’Union européenne en matière de sécurité et de défense. Pour un spectateur engagé qui aurait passé une partie de son existence à analyser les données stratégiques, à participer à la gestion de crises diverses et variées dans le temps et dans l’espace, cela peut provenir de plusieurs causes :
• D’abord d’un manque de maturité des institutions elles-mêmes ; cela n’est pas à démontrer, nous y reviendrons quand même.
• Ensuite, ou également, d’un manque de maturité de certains acteurs ; cela ne fait aucun doute ; nous y reviendrons aussi.
Cela peut procéder du calcul habile d’entités qui n’ont pas intérêt à voir se développer une Union cohérente, forte, mûre, responsable et concurrente ; nous évoquerons cette possibilité. Sans nous placer au-dessus de la mêlée, mais en sortant d’un cadre convenu, il nous semble bien que c’est d’une absence de perception commune des dangers, des risques et des menaces que souffre l’Union européenne. Cela nous paraît vrai dans tous les domaines de son activité. On ne peut plus séparer le politique du militaire, l’économique de la sécurité, le développement de la santé, le crime de la bonne gouvernance, et nous pourrions continuer à combiner les facteurs à l’infini. C’est ce que, dans un jargon que mettent petit à petit à la mode les hommes de l’art, l’on appelle à présent le « secteur de la sécurité ».
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