Avec plus d’un milliard d’hommes, l’Inde, qui ne peut plus être ignorée du monde, tourne son regard vers le large. Certes son auréole et sa puissance d’aujourd’hui paraissent faibles si l’on se réfère à la Chine voisine ; mais, elle aussi s’éveille, son potentiel s’affirme et son rôle s’accroît dans les affaires politiques, économiques et même militaires de ce monde qui change. L’Inde contribuera à ce changement.
L'Inde, un acteur international majeur
India: a major international actor
With more than a billion inhabitants India can no longer be ignored, and is looking outwards. It is true that at present its international impact and its power appear relatively feeble when compared with its neighbour China; however, India is stirring, its potential is becoming clearer, and its role is growing in the political, economic end even military spheres of world affairs. The world is changing, and India will contribute to this change.
On ne peut comprendre l’Inde d’aujourd’hui sans se référer à son passé prestigieux qui imprègne l’élite du pays. Elle sera une grande nation parce qu’elle l’a déjà été. C’est écrit dans son destin. Ainsi raisonnent ses dirigeants depuis l’indépendance, quelle que soit leur couleur politique. L’enthousiasme les porte ; tous les observateurs le constatent.
Par ses richesses, l’Inde a toujours attiré les convoitises étrangères. Alexandre le Grand a tenté sa conquête mais n’a pu atteindre que l’Indus avant de rebrousser chemin. Plus tard, les Arabes l’ont abordée mais sans la conquérir ; ce que firent des chefs afghans islamisés en partie et momentanément. Les Moghols, musulmans eux aussi, venus d’Asie centrale, s’y installèrent durablement. Ils la contrôlèrent, presque entièrement, jusqu’à l’arrivée des Britanniques. L’Inde s’est enrichie de cultures extérieures, plus ou moins absorbées, alors qu’elle avait été elle-même le foyer d’une grande civilisation.
Cette diversité qui la caractérise est à l’origine de la laïcité du régime indien qui accepte toutes les croyances et toutes les formes de pensée. Ainsi, le président de la République est un musulman (ce n’est d’ailleurs pas la première fois), les hauts fonctionnaires civils appartiennent à toutes les communautés, y compris tribales ; certains généraux sont sikhs, musulmans ou chrétiens ; même si, dans l’armée, les musulmans représentent cependant un pourcentage plus faible que dans la population. Au sein des administrations civiles et militaires, la plupart des postes-clés sont tenus par des hindous (majoritaires dans la population) mais le mérite reste, en général, le critère principal de sélection. Parmi les hommes d’affaires qui ont le mieux réussi, se trouvent des musulmans, même si ceux-ci globalement paraissent en retrait dans le secteur privé.
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