Revue des revues
R. Clement s’inquiète de l’intensification des pressions que subit l’Allemagne de la part de ses alliés, voire d’Israël. La participation de sa Bundeswehr aux opérations de paix de l’ONU est si appréciée qu’on pense immédiatement à elle dès qu’une nouvelle intervention est envisagée. Le gouvernement fédéral ne doit pas céder à ces pressions. En effet, depuis le retour du contingent parti au Congo « sécuriser » les élections à Kin shasa, elle entretient en Opex quelque 8 000 militaires. Certaines formations sont déjà obligées de transgresser la norme reconnue : « au plus, une seule Opex tous les deux ans pour un même soldat ».
Afghanistan : Britanniques, Canadiens et Néerlandais sont engagés au Sud dans de durs combats contre les taliban qui s’y sont réinstallés. Ils demandent que la Bundeswehr vienne combattre à leur côté. Celle-ci est déjà un des fournisseurs de troupes majeurs à l’International Security Assistance Force (Isaf) depuis son origine : il est exclu d’augmenter encore le contingent de l’Allemagne, alors qu’elle exerce déjà la responsabilité du secteur Nord, où elle obtient de bons résultats, grâce notamment à l’action de Provincial Reconstruction Team (PRT) (1). Envoyer au Sud des éléments prélevés sur le Nord risquerait de remettre en cause la pacification, encore fragile, du secteur Nord.
Congo : c’est sur les instances pressantes de la France que l’Allemagne a finalement accepté d’aller entretenir le calme des élections à Kinshasa. En septembre, Paris a sondé Berlin sur une éventuelle prolongation de la mission pour compléter la stabilisation du Congo. Ce dernier a bien fait de refuser : les élections se sont déroulées dans de bonnes conditions. Mission terminée, on rentre !
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