Afrique - Le projet d'oléoduc Tchad-Cameroun : un réel espoir de lutte contre la pauvreté
Depuis la pénétration des Européens en Afrique, le continent noir a toujours servi de réserve de matières premières stratégiques indispensables au développement industriel des pays du Nord, mais l’exploitation de celles-ci s’est, en général, faites en marge des populations locales nécessiteuses. Les retombées de cette exploitation n’ont pas toujours été bien redistribuées au niveau national. Ainsi, lorsque sont découverts d’importants gisements pétroliers dans la région de Doba au sud du Tchad, se pose l’éternel problème du partage de cette manne.
Soucieux de cette réalité, d’intenses discussions s’engagent alors entre les grandes institutions financières internationales, les gouvernements du Cameroun et du Tchad, et de nombreuses organisations non-gouvernementales (ONG), pour que le projet voit le jour sur de bonnes bases. Sous cette dynamique nouvelle, le conseil d’administration du groupe de la Banque mondiale a approuvé, le 6 juin 2000, l’octroi d’un appui au projet d’exploitation pétrolière et d’oléoduc Tchad-Cameroun dans le cadre d’une formule destinée à faire directement profiter les populations déshéritées et les groupes sociaux vulnérables de la manne pétrolière, tout en protégeant l’environnement. L’opération prévoit non seulement l’octroi d’un financement, mais également un programme d’affectation des recettes pétrolières générées par le projet à des programmes de développement économiques et sociaux au Tchad. Il ne faut pas oublier que le pays d’Idriss Déby est l’un des pays les plus pauvres au monde. Quelque 80 % de ses 7 millions d’habitants disposent de moins d’un dollar par jour pour vivre. En matière de développement humain, le Tchad était classé 163e sur un total de 174 pays par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) en 1998.
Les partenaires du projet
Le projet, qui devrait coûter 3,7 milliards de dollars, financera la mise en valeur desdits gisements et la construction d’un oléoduc de 1 070 kilomètres jusqu’aux installations de chargement en mer situées au large du littoral atlantique du Cameroun.
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