La Méditerranée est un point clé de la stratégie maritime russe. Elle constitue en effet un lieu de passage et de projection depuis la mer Noire vers différentes zones d’intérêt pour la Russie. Si l’instabilité de la région offre des opportunités à Moscou pour étendre son influence, elle lui impose également une approche prudente pour se prémunir de ses conséquences. Dès lors, la présence russe en Méditerranée sera probablement amenée à s’intensifier dans les années à venir.
Le retour de la Russie en Méditerranée orientale
En 2015, la Russie publiait sa doctrine maritime (1), un document visant à « définir la politique maritime de la Fédération de Russie », cette politique permettant d’assurer « le développement et la sécurité nationale de la Fédération de Russie ». Ce document mentionne explicitement la Méditerranée et les objectifs qui y sont rattachés : « la poursuite d’une politique résolue permettant la transformation de la région en une zone militaro-politique de stabilité et de bon voisinage ».
Si la Russie ne borde pas directement la mer Méditerranée, celle-ci reste un point clé de la stratégie maritime russe. D’abord, la Méditerranée constitue la porte d’entrée vers la mer Noire, où est basée l’une des cinq flottes de la marine russe, ce qui lui permet de se projeter efficacement dans toute la région. Ce passage est toutefois contrôlé par deux membres de l’Otan, la Grèce et la Turquie, ce qui apporte une complexité supplémentaire pour la stratégie russe vis-à-vis de la Méditerranée. Ensuite, la région est marquée par son instabilité : elle constitue, d’une part, un point de passage privilégié des groupes terroristes et, d’autre part, elle est le théâtre de plusieurs conflits (libyen, syrien) et de tensions interétatiques, en particulier entre la Grèce et la Turquie.
Dans ce contexte, la Russie a un intérêt à agir en Méditerranée orientale. L’activité russe n’y est pas récente mais elle a connu une hausse dans le contexte plus large de son « retour » au Moyen-Orient. La stratégie d’influence de la Russie est double. Elle passe d’abord par des vecteurs diplomatiques avec la création de nouvelles alliances dans la région. Elle est ensuite militaire, avec une participation de l’armée russe ainsi que de groupes non-étatiques rattachés de manière plus ou moins lâche au gouvernement. Cette présence peut toutefois constituer un facteur de déstabilisation dans une région déjà fragilisée et représenter un défi pour la France et ses alliés.
Une présence russe historique en Méditerranée orientale
Les liens de la Russie avec la Méditerranée orientale sont centenaires. En particulier, la rivalité avec l’Empire ottoman a longtemps défini la politique étrangère russe. Ainsi, sous le règne de Catherine II (1762-1796), fut organisée la première expédition russe en mer Méditerranée (plus précisément en mer Égée) dans le cadre de la guerre contre l’Empire ottoman (2). Selon l’historiographie russe (3), les sorties de la Russie en Méditerranée s’inscrivent dans une logique plus large d’ouverture à la fois économique, politique et culturelle vers l’Europe. Les combats contre l’Empire ottoman ont également permis à la Russie de se forger de nouveaux alliés dans la région. La Grèce était ainsi considérée comme un allié majeur par la Russie impériale, à la fois sur le plan culturel et religieux grâce à l’orthodoxie, et sur le plan militaire avec la lutte contre Constantinople. Le conflit gréco-ottoman demeure une matrice de la Méditerranée orientale et des restes de la politique pré-soviétique de la Russie sont observables aujourd’hui. En 2018, le Premier ministre grec Alexis Tsipras remarquait qu’en se rapprochant de la Turquie, la Russie « semblait s’éloigner des positions d’amitié et de coopération qui ont caractérisé les relations gréco-russes depuis les 190 dernières années (4). »
L’URSS continua de s’impliquer en Méditerranée orientale, principalement en nouant des liens avec les pays côtiers dans le cadre de son soutien aux mouvements de décolonisation. À ce titre, la crise de Suez (1956) et les menaces d’interventions militaires de l’URSS contre la France et le Royaume-Uni augmentent considérablement le prestige soviétique au Moyen-Orient (5). Ainsi, dans la seconde partie du XXe siècle, la Russie se rapproche de l’Égypte de Nasser, de la Libye de Kadhafi (à partir de 1969) et surtout de la Syrie baasiste et du régime d’Assad à partir de 1970. Afin de renforcer sa présence dans la région, la 5e Escadre opérationnelle de la marine russe de la mer Méditerranée est créée en 1967. Basée principalement en Égypte, cette flotte avait pour objectifs principaux d’appuyer la défense de l’Union soviétique et des gouvernements alliés, mais aussi de contrer les actions de la 6e Flotte américaine, elle aussi basée en mer Méditerranée. Toutefois, le rapprochement égypto-américain à la fin de la guerre du Kippour (1973) conduit l’Égypte de Sadate à expulser la flotte russe de ses ports, contrainte de se rabattre sur la base de Tartous, en Syrie.
Suite à la dissolution de l’URSS, en 1991, la Russie (assurant la succession militaire et diplomatique de l’URSS) doit se résoudre à revoir à la baisse sa présence militaire à travers le monde. La 5e Escadre n’échappe pas à la diminution des moyens militaires russes : elle est dissoute en 1993. Toutefois, la Russie conserve la base de Tartous, connue désormais comme le « Point de soutien matériel et technique des actions russes en Méditerranée » (6).
Les intérêts stratégiques russes
La mer Méditerranée est d’une grande importance commerciale pour Moscou. Les détroits turcs entre les mers Noire et Méditerranée voient passer chaque jour 3 millions de barils de pétrole (3 % du commerce mondial), exportés depuis la Russie et la mer Caspienne, auxquels s’ajoutent environ un quart des exports mondiaux de grain (d’Ukraine et de Russie) (7). Les deux détroits sont, depuis 1936, sous le régime de la Convention de Montreux. Celle-ci garantit la pleine liberté de circulation des navires de commerce en temps de paix tandis que les navires de guerre doivent être notifiés à la Turquie. En temps de guerre, elle dispose d’un contrôle élargi pour fermer unilatéralement les détroits dans le cas où elle s’estimerait menacée. Sur le plan stratégique, cette convention confère un atout majeur au pays qui contrôle de fait l’accès de la Russie à la Méditerranée. Toutefois, elle restreint la marge de manœuvre des États non-riverains (en particulier les États-Unis) qui ne peuvent faire accéder à la mer Noire qu’un nombre limité de bateaux. Ainsi, la Russie a exprimé son inquiétude face aux annonces du gouvernement turc selon lesquelles le nouveau canal contournant le détroit, prévu pour 2023, ne serait pas soumis à la Convention de Montreux (8).
À la suite de l’annexion de la Crimée en 2014 la Russie a affermi son contrôle de la mer Noire, éponyme de la flotte de la marine russe basée à Sébastopol. Selon l’analyste américain Michael Petersen (9), la base russe en Crimée est la pierre angulaire des opérations russes en Méditerranée orientale et centrale. Elle permet en effet de s’y projeter via les détroits des Dardanelles et du Bosphore et, par extension, jusqu’à l’océan Atlantique via le détroit de Gibraltar. Ainsi, la « Formation opérationnelle permanente » en Méditerranée, composée de 10 à 15 bâtiments (10) est placée sous l’autorité du commandement de la Flotte de la mer Noire. Le contrôle qu’exerce la Turquie sur les détroits limite toutefois les possibilités d’action de la Russie via la mer Noire. Pour surmonter cet obstacle, Moscou vise à développer sa présence permanente en Méditerranée, comme en témoigne l’ordre présidentiel visant à établir les fondamentaux de l’activité maritime de la Russie, publié en 2017 (11).
Les objectifs que poursuit la Russie en Méditerranée et au Moyen-Orient sont protéiformes et d’importances variables. Il ne faut pas sous-estimer les préoccupations liées à la montée du terrorisme islamiste, c’est d’ailleurs l’objectif principal que s’est fixé le ministère des Affaires étrangères russes (12). La Russie a connu au début des années 2000 une vague d’attentats islamistes, sa population est musulmane à 10 % et certains territoires de la Fédération sont historiquement musulmans notamment dans le Caucase (Daghestan, Tchétchénie entre autres). Dans ce contexte, la Russie a tout intérêt à éviter le basculement aux mains des terroristes de la Syrie, située à 700 kilomètres des régions russes du Caucase. Selon les informations du ministère de l’intérieur russe (13), près de 3 500 Russes sont présentes dans les camps des combattants en Syrie et en Irak tandis que certaines sources font état de plus de 5 000 djihadistes venus de Russie (14). Cette situation pourrait produire une réimportation du djihadisme dans le Caucase, ce qui inquiète les autorités russes.
Néanmoins, il apparaît que l’activisme russe dans la région ne se limite pas à la lutte contre le terrorisme et qu’il s’agit également d’une manière de revenir au premier plan de la scène géopolitique internationale. En intervenant en Syrie, la Russie devient en effet le premier « power broker » (15) du Moyen-Orient en se rendant indispensable pour tous les acteurs de la région. De plus, protéger le gouvernement autocratique de Bachar Al-Assad va dans le sens de la lutte du Kremlin contre les « révolutions de couleurs » qui ont poussé hors du pouvoir les dirigeants géorgiens en 2003 et ukrainiens en 2004. Moscou se positionne ainsi en champion des régimes autocratiques, contre l’instabilité révolutionnaire, qui serait prétendument soutenue par l’Occident. La présence russe en Méditerranée pourrait donc servir de dissuasion contre les forces conventionnelles de l’Otan présentes en Méditerranée et permettre de sécuriser les nouveaux intérêts russes dans la région.
Un engagement militaire renouvelé en Méditerranée orientale
L’engagement militaire en Syrie constitue la matrice de l’engagement russe en Méditerranée. À ce titre, la base navale de Tartous (qui ne prend le nom de base qu’à partir de 2017) joue un rôle essentiel. Selon l’agence de presse russe TASS, la base est utilisée comme point d’exportation d’armes en Syrie (16) dès 2012, soit 3 ans avant l’entrée officielle de la Russie dans le conflit syrien. L’intervalle entre le début de la guerre civile et le début de l’intervention russe voit une augmentation progressive de la présence militaire russe en Méditerranée. Ainsi, dès 2013, des journaux américains font état d’une présence accrue de navires russes à proximité des côtes syriennes (17). L’ancrage de la Russie en Méditerranée orientale se confirme avec la création de la Présence opérationnelle permanente de la marine russe en Méditerranée basée à Tartous en septembre 2013. Cette ébauche de flotte et la base de Tartous constituent l’un des points d’appui principaux de l’opération militaire en Syrie qui débute en 2015. Cette opération de soutien au président Bachar Al-Assad, principalement aérienne, permet au président syrien de reprendre la main face aux forces djihadistes et rebelles.
L’opération militaire en Syrie représente un tournant dans la politique étrangère russe : contrairement aux conflits ukrainien, géorgien et aux guerres de Tchétchénie, la Russie s’engage dans un pays avec lequel elle ne partage aucune frontière, ce qui suppose la mise en place d’une logistique et de moyens de grande ampleur. Le théâtre syrien se révèle ainsi être le lieu privilégié de test des nouveaux équipements militaires russes. En 2020, la Russie a testé son tank T-14 Armata et son arme laser Peresvet permettant de détruire les drones (18). Par ailleurs, un accord avec le gouvernement syrien signé en 2017 permet d’officialiser le statut de la base de Tartous. Celle-ci sera opérationnelle pendant au moins 49 ans, renouvelable pour 25, et capable d’accueillir onze navires de guerre (19). Le conflit permet aussi l’entraînement des troupes russes sur le terrain et notamment leur collaboration avec les forces privées du groupe Wagner.
L’expérience syrienne se manifeste dans la présence russe sur la rive sud de la Méditerranée, cette fois-ci dans le conflit libyen. La Russie apporte en effet un soutien au maréchal Khalifa Haftar, commandant de l’Armée nationale libyenne (ANL) et opposé au gouvernement provisoire de Tripoli. Si l’intervention en Syrie reposait principalement sur les bombardements aériens de l’armée régulière, la présence russe en Libye est principalement le fait des Sociétés militaires privées (SMP), notamment le groupe Wagner. Toutefois, la distinction n’est pas évidente : des troupes de mercenaires russes étaient présentes en Syrie (20) et il apparaît que la Russie fournit un soutien logistique au groupe Wagner en Libye (21). De surcroît, plusieurs rapports pointent vers l’étroite imbrication entre les SMP et l’État russe (22), ce qui contribue à flouter la distinction entre les deux. Pour autant, la complexité de la situation libyenne limite les marges de manœuvre de la Russie et celle-ci est loin d’apporter un soutien inconditionnel au maréchal Haftar. En effet, Moscou semble avancer prudemment en Libye où les Émirats arabes unis et la Turquie se confrontent de manière plus ouverte. La possibilité de mise en place d’une base militaire russe en Libye ne s’est pour le moment pas concrétisée (23).
Une influence russe grandissante
La Russie accompagne son activisme militaire par une présence diplomatique renforcée ainsi qu’une offensive d’influence dans toute la région. Si la Syrie reste aujourd’hui le principal allié russe en Méditerranée orientale, Moscou n’en mène pas moins un véritable jeu d’équilibriste pour maintenir une relation cordiale avec la Turquie avec qui elle s’oppose sur de nombreux théâtres d’opérations (Libye, Syrie, Arménie-Azerbaïdjan). De son côté, Ankara semble aussi déterminée à maintenir une bonne relation avec Moscou. À ce titre, le sous-secrétaire turc à la Défense Ismail Demir déclarait en mars 2021 que les sanctions américaines imposées sur l’achat des missiles antiaériens S-400 russes ne feraient pas reculer la Turquie, et qu’elle serait prête à en acheter un second régiment (24).
Ce rapprochement avec la Turquie intervient alors que la Russie renforce ses liens avec l’Égypte, particulièrement opposée à l’influence turque dans la région. De nombreux exercices conjoints ont été menés, que ce soit dans le domaine aérien (Flèche de l’amitié en 2019 (25)) ou maritime (Pont de l’amitié 2020 (26)). En sus du partenariat stratégique signé entre les deux pays en 2018, l’Égypte devient un client important de l’industrie militaire russe : Le Caire a commandé 24 chasseurs russes Su-35 à Moscou, les premiers ayant été livrés début 2021. Il apparaît, en outre, que le peu de regard qu’accorde la Russie aux droits de l’homme et les critiques des pays occidentaux quant aux dérives autocratiques égyptiennes et turques jouent en faveur de Moscou.
La Russie maintient également de bonnes relations avec Israël. Le pays a tout d’abord accueilli une forte immigration en provenance de l’URSS (près d’un sixième de la population actuelle d’Israël), qui maintient des liens culturels importants avec la Russie (27). Cette relation constitue donc un argument de politique intérieure afin de capter le « vote russe » (28). Si les intérêts russes et israéliens ne coïncident pas sur plusieurs problématiques (notamment l’Iran), la bonne relation personnelle entre les dirigeants russe et israélien contribue au développement des liens entre les deux pays.
Enfin, la Russie conserve une stratégie d’influence dans les pays européens bordant la Méditerranée. C’est le cas à Chypre, où les navires militaires russes disposent déjà d’un accès aux ports de l’île (29). Un parti russophone est par ailleurs apparu dans le pays en 2017 (30) afin de « donner une voix à la communauté russe ». L’Italie est également particulièrement affectée, la crise sanitaire de 2020 ayant donné l’occasion à la Russie de se positionner en « donateur bienveillant », tout en accompagnant sa « politique de solidarité » de messages de propagande (31).
* * *
En définitive, la Russie opère bien un « retour » en Méditerranée orientale. Si la présence russe dans la région n’est pas nouvelle, la chute de l’Union soviétique y avait mis un terme temporaire. La dernière décennie a, au contraire, vu une augmentation nette de la présence russe en Méditerranée. Moscou s’est en effet davantage impliqué sur le plan militaire, notamment via les conflits syrien et libyen. Cette présence renforcée est également diplomatique, avec le resserrement des partenariats existants et la recherche de nouveaux soutiens malgré l’instabilité de la région. L’activité russe en Méditerranée, loin des frontières terrestres du pays, présente un nouveau défi pour la France, l’Union européenne et l’Otan. ♦
(1) Doctrine maritime de la fédération de Russie, 2015, 46 pages (http://static.kremlin.ru/).
(2) Maupeou (de) Gaston, « Les premiers Russes en Méditerranée (1770-1807), les corsaires moscovites », RDN n° 35, avril 1947, p. 509-522.
(3) Malysheva Dina, « La Russie en mer Méditerranée : géopolitique et intérêts contemporains », Journal des relations internationales [en russe], 2015 (https://interaffairs.ru/).
(4) Ministère des Affaires étrangères de la République hellénique, « Putting national interest first: Soberly and firmly », 10 août 2018 (www.mfa.gr/).
(5) Even Yair, « Two Squadrons and their Pilots: The First Syrian Request for the Deployment of Soviet Military Forces on its Territory », CWIHP Working Paper n° 77, Cold War International History Project, Wilson Center février 2016 (www.wilsoncenter.org/).
(6) TASS, « Point de ravitaillement matériel et technique de la marine russe à Tartous » [en russe], 13 décembre 2017 (https://tass.ru/).
(7) Reuters, « Turkey’s huge and rising role in world trade of oil, gas, grains », 17 juillet 2016 (www.reuters.com/).
(8) Goble Paul, « Moscow Worried about Ankara’s Plans for Canal Bypassing Bosporus Strait », Eurasia Daily Monitor vol. 17, n° 42 31 mars 2020, Jamestown foundation (https://jamestown.org/).
(9) Petersen Michael, « The Naval Power Shift in the Black Sea », War on the rocks, 9 janvier 2019 (https://warontherocks.com/).
(10) Ministère de la Défense russe, « Il y a trois ans, le commandement opérationnel de la force opérationnelle permanente de la marine russe en Méditerranée était formé » [en russe], 22 septembre 2016 (https://function.mil.ru/).
(11) Président de la Fédération de Russie : Politique dans le domaine militaire et maritime (décret) [en russe] 20 juillet 2017 (http://static.kremlin.ru/). Voir le point 38.
(12) RIA Novosti, « Le ministère des affaires étrangères affirme que la Russie a un objectif en Syrie : le combat contre le terrorisme international » [en russe], 30 septembre 2016 (https://ria.ru/).
(13) Stepanov Aleksandr, « Le MVD a compté combien de Russes se trouvaient dans les camps de combattants », Rossiiskaya Gazeta, 23 mai 2019 (https://rg.ru/).
(14) International Crisis Group, « The North Caucasus Insurgency and Syria: an Exported Jihad? », 16 mars 2016 (www.crisisgroup.org/).
(15) Stent Angela, Putin’s World: Russia against the West and with the Rest, Hachette UK, 2019, 448 pages.
(16) TASS, « Point de ravitaillement matériel et technique de la marine russe à Tartous », op. cit.
(17) Entous Adam, Barnes Julian E. et White Gregory L., « Russia raises stakes in Syria », The Wall Street Journal, 16 mai 2013.
(18) Malaev Mikhail, Kozichev Evgeny, Egupets Andrey, Stepanov Vasily, Kravchenko Artem et Gadas Yulia, « La guerre en Syrie : des bombardements aux patrouilles », Kommersant [en russe], 30 septembre 2020 (www.kommersant.ru/).
(19) Pouvreau Ana, « La stratégie de la Russie en Méditerranée », RDN, n° 822, Été 2019, p. 112-119.
(20) Bennetts Marc, « Families ask Kremlin to admit Russian mercenaries killed in Syria », The Guardian, 16 février 2018 (www.theguardian.com/).
(21) « Russia, Wagner Group continue military involvement in Libya », US Department of Defense 24 juillet 2020 (www.defense.gov/).
(22) Racz Andras, « Band of Brothers: The Wagner Group and the Russian State », Center for Strategic & International Studies (CSIS) 21 septembre 2020 (www.csis.org/).
(23) Facon Isabelle, Gros Philippe et Tourret Vincent, « L’empreinte militaire russe en Méditerranée orientale à l’horizon 2035 » Note 11, Observatoire des conflits futurs, juin 2020 (www.frstrategie.org/).
(24) TASS, « Turkey considers purchasing 2nd regiment of Russian-made S-400 air defense systems », 3 mars 2021 (https://tass.com/).
(25) Adamczyk Ed, « Russia, Egypt join in air defense exercise Arrow of Friendship », UPI Defense News, 30 octobre 2019 (www.upi.com/).
(26) Lagneau Laurent, « La Russie et l’Égypte vont organiser des manœuvres navales conjointes inédites en mer Noire », Zone militaire-Opex 360, 13 octobre 2020 (www.opex360.com/).
(27) Galili Lily, « The other tribe: Israel’s Russian-speaking community and how it is changing the country », Brookings, 21 septembre 2020 (www.brookings.edu/).
(28) « Israel’s Netanyahu tries to poach “Russian vote” from old rival », France 24, 1er mars 2020 (www.france24.com/).
(29) « Chypre ouvre officiellement ses ports à la marine russe », RFI, 26 février 2015 (www.rfi.fr/).
(30) Pouvrea Ana, op. cit.
(31) Mandraud Isabelle et Lemaître Frédéric, « La “politique de générosité” intéressée de la Chine et de la Russie en Italie », Le Monde, 25 mars 2020.