Institutions internationales - Les Nations unies et le Moyen-Orient - Le Traité de non-prolifération nucléaire - L'année internationale des droits de l'homme - La Grande-Bretagne et l'Europe - Difficultés pour le Marché commun
L’annonce de l’ouverture des pourparlers préliminaires à une négociation entre Washington et Hanoï a, incontestablement, dominé l’attention des milieux politiques durant les dernières semaines. Or, si l’on considère l’importance du rôle que d’aucuns attribuaient aux institutions internationales, force est de remarquer que les Nations unies n’ont eu aucune part dans le processus de contacts qui a abouti à ces pourparlers. Certes, depuis de nombreux mois, U Thant, avait multiplié les efforts, dont certains ne sont vraisemblablement pas connus (la discrétion, voire le secret, sont parfois l’une des conditions de l’efficacité d’une opération diplomatique). Mais, à l’annonce de l’acceptation de Paris comme lieu de rencontre par Washington et Hanoï, le Secrétaire général de l’ONU s’est contenté de déclarer que c’était là « la meilleure nouvelle qu’on ait connue depuis longtemps », et il ne pouvait pas attribuer à l’organisation internationale le mérite de ce premier accord entre Washington et Hanoï.
Outre cet espoir du retour à la paix, la tension au Moyen-Orient, la nouvelle progression du NPD (Parti national-démocrate d’Allemagne) aux élections allemandes, l’excitation qui s’est emparée des milieux estudiantins dans plusieurs pays, les inquiétudes quant aux conséquences de l’assassinat du pasteur Martin Luther King, les manifestations raciales en Grande-Bretagne, etc. ont dominé les préoccupations. Cela ne signifie pas pour autant que les institutions internationales soient restées inactives ou ne se soient penchées que sur des problèmes mineurs.
Les Nations unies et le Moyen-Orient
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