Les problèmes posés par les industries d'armement sont actuellement fort délicats, comme nombre d'événements récents l'ont montré, et en particulier le colloque tenu à Bruxelles du 15 au 17 octobre 1979 par l'Assemblée de l'Union Européenne (UEO). L'auteur, qui est conseiller armement de la délégation de la France au Conseil de l'Atlantique Nord et délégué permanent de la France au Comité Permanent des Armements de l'UEO, y a fait une communication très remarquée sur « l'État prospectif des coopérations bilatérales et multilatérales dans le cadre européen ». Il fait ici état de son opinion dans ce domaine difficile.
Coopération internationale dans le domaine des armements
Comité permanent des armements, tripartisme, quadripartisme, groupe indépendant européen de programme, conférence des directeurs nationaux d’armement (CDNA), Eurogroupe, etc. Une avalanche de titres qui, depuis vingt-cinq ans, submerge le lecteur, quand l’emploi de plus en plus généralisé de sigles tels FINABEL, ou TAD (1) ne met pas le comble à la confusion. Cette multiplicité d’organisations a une double signification : la coopération internationale en matière d’armement, que toutes ces organisations cherchent à promouvoir, présente un intérêt primordial et de très grandes difficultés. Nous allons donc essayer, dans les quelques pages qui vont suivre, de la redécouvrir ensemble après de nombreux auteurs plus qualifiés que moi.
Le domaine des armements est resté longtemps national dans la plupart des pays industriellement développés. Dans les autres pays, les seuls apports étrangers consistaient en des achats. Ces achats à l’étranger ont considérablement augmenté depuis la deuxième guerre mondiale, en partie avec l’accession du Tiers-Monde à l’indépendance et la nécessité pour ces nouveaux pays d’assurer leur sécurité.
À côté, s’est développée depuis vingt ans une forme nouvelle appelée « coopération internationale dans le domaine des armements » et qui consiste en la participation de deux ou plusieurs pays à la réalisation commune de programmes d’armements correspondant à un besoin militaire commun avec la mise en commun de moyens financiers, technologiques et industriels.
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