L'effort de défense depuis 1981 (3/3) Conclusions et annexes
Entre 1981 et 1986, l’effort de défense ne s’est pas relâché. La priorité reconnue à l’équipement, c’est-à-dire au long terme, a conduit à quelques restrictions conjoncturelles sur le fonctionnement sans que la valeur opérationnelle des armées n’en ait été affectée, et ne s’est pas accompagnée non plus d’un sacrifice délibéré du court terme (le pouvoir d’achat des crédits de fonctionnement, d’entretien des matériels, d’activité, bref de ce qui fait la vie de tous les jours, a été maintenu sur l’ensemble de la période étudiée).
Des économies importantes ont été réalisées sur les crédits de fonctionnement entre 1981 et 1986 : la meilleure preuve en est que le coût de fonctionnement de nos armées reste, en francs constants, inférieur en 1986 à ce qu’il était en 1981. Il paraît donc difficile d’aller plus loin sans mettre en œuvre une nouvelle déflation d’effectifs, actuellement exclue (15).
Pendant toute cette période l’effort d’équipement a été poursuivi sans à-coups sérieux, posant les bases de la défense de demain. La rigueur avec laquelle ont été gérés les crédits de fonctionnement n’a pas empêché non plus l’intervention d’un nombre considérable de réformes. La preuve a ainsi été faite qu’à prélèvement stabilisé sur la richesse nationale, la modernisation de nos forces pouvait continuer sans sacrifier le court terme, sans succomber non plus dans une politique de surarmement.
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