À la veille de la clôture de la conférence intergouvernementale au conseil européen de Nice, qui devrait répondre aux très nombreuses questions posées par l'élargissement à l'Est de l'Union européenne, l'auteur, consultant en relations internationales, étudie les différents scénarios possibles à partir des coopérations renforcées et leurs conséquences juridiques et politiques. On saluera l'effort de méthode et d'objectivité ainsi que les tentatives de définition de termes du jargon européen : intégration, coopération renforcée, noyau dur, avant-garde, groupe pionnier.
La mise en œuvre des coopérations renforcées : quel projet politique pour l’Europe ?
Le rejet de l’euro par les Danois est révélateur du malaise qui sévit au sein de l’Union : certains États refusent d’avancer sur la voie de l’intégration aussi rapidement que les autres. Or, avant même l’achèvement de l’Union économique et monétaire à douze, les quinze États membres sont confrontés à la nécessité de procéder à une réforme des institutions qui préserve les capacités décisionnelles de l’Union européenne, afin que l’élargissement vers les pays de l’Est ne soit pas synonyme de paralysie.
Trois points de désaccord persistent entre les Quinze :
• Concernant la Commission, des divergences existent quant à sa taille, représentation intégrale des États ou collège restreint, et quant à son rôle : doit-on envisager sa transformation ultérieure en gouvernement européen ou faut-il la maintenir en tant qu’exécutif des gouvernements nationaux ?
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