Asie - Le voyage de George Bush au Japon, en Corée et en Chine
Le président américain George Bush s’est rendu au Japon, en Corée du Sud — seuls pays d’Asie où stationnent en permanence des troupes américaines — et en Chine du 17 au 23 février 2002, ne restant que deux jours dans chacun de ces pays. Il avait déjà reçu les deux chefs de l’exécutif de ses alliés d’Asie du Nord-Est au début de sa prise de fonction et il les avait retrouvés à Shanghai, à l’occasion du sommet de l’Apec (1), en octobre 2001. George Bush avait planifié ces trois visites officielles à cette époque, mais il les avait annulées après les événements du 11 septembre. Ce voyage a eu lieu trois semaines après son discours sur l’état de l’Union, à l’occasion duquel il a désigné l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord comme formant un « axe du mal », déclaration très mal perçue, à divers titres dans les trois pays visités. Il a cependant réussi à resserrer les liens avec son allié japonais, rassurer le président Kim Dae-jung sur ses intentions à l’égard de Pyongyang et à confirmer le dégel avec Pékin.
Resserrer l’alliance avec le Japon
Le président américain et le Premier ministre japonais commencent à bien se connaître, puisqu’il s’est agi de leur quatrième rencontre. Dès son accession au pouvoir, George Bush avait fait part de son intention de resserrer les liens avec les amis traditionnels des États-Unis. Cette déclaration désignait implicitement le Japon, déçu de la politique pro-chinoise de Bill Clinton qui s’était, en juin 1998, rendu à Pékin sans faire de détour par Tokyo.
Après les attentats du 11 septembre, le Premier ministre Junichiro Koizumi avait, avec une célérité rare au pays du Soleil Levant, fait voter une loi autorisant, pour la première fois depuis 1945, l’envoi d’une force militaire hors de l’archipel pour apporter un soutien logistique aux forces de la coalition antiterroriste rassemblées dans l’océan Indien. Le président Bush, profita de son discours devant la Diète pour déclarer que l’alliance entre les États-Unis et le Japon est la clef de voûte de la paix et de la prospérité dans la zone Asie-Pacifique.
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