Reminding that the Army has decreased from 237,000 in 1996 to 138,000 in 2002, Serge Vinçon notices the debasement of living and working conditions, ageing and badly-maintained weaponry and equipment, a more pronounced backwardness beside our Allies. It is time to give to the Army new prospects through a recovery of operating budgets ; a new acquisition policy and resources in order to reach the Army 2015 model; a project for land forces armament industry, favouring its participation to European alliances, particularly Giat Industries.
« Parmi toutes les institutions de l’État, la plus docile aux impulsions politiques, la plus attentive aux requêtes du temps, la plus imaginative et la moins rigide, n’en doutons pas, c’est l’armée ». Exprimé avec force par Roger Fauroux dans « Notre État », ouvrage au demeurant peu complaisant pour notre organisation publique, ce jugement donne bien la mesure de l’effort de transformation et de modernisation sans précédent accompli pour la mise en œuvre de la réforme des armées, décidée par le président de la République en février 1996. Il s’applique avec une pertinence toute particulière à l’armée de terre, qui avait un long chemin à parcourir pour passer du modèle de la conscription et de la défense des frontières aux exigences de réactivité, de souplesse et de savoir-faire propres au nouveau contexte d’engagement des forces.
La refondation de l’armée de terre
Nul n’est besoin de rappeler en détail les faits saillants de cette « refondation » de l’armée de terre : profonde restructuration des forces, marquée par des dissolutions de régiments, la professionnalisation des effectifs et l’abandon des grandes unités permanentes constituées dès le temps de paix au profit d’une logique de « modularité », réorganisation complète du commandement, adaptation du dispositif de formation et de soutien sur la base d’un format fortement resserré et d’un concours accru de personnel civil. Tout en réduisant drastiquement ses effectifs militaires, qui sont passés de 237 000 hommes en 1996 à 138 000 en 2002, l’armée de terre a quadruplé son « réservoir » de forces projetables, qui atteindra 100 000 hommes fin 2002 et qui la placera en position de fournir environ le cinquième de la force de réaction rapide européenne dont la constitution a été décidée par le Conseil européen d’Helsinki.
Le poids des forces terrestres en Opex,
Les événements de la dernière décennie ont illustré la part considérable qui revient en dernier ressort aux forces terrestres dans la gestion des crises. La présence au sol reste le corollaire de toute intervention militaire et bien souvent, elle en conditionne durablement l’efficacité, comme en témoigne la prolongation de beaucoup de nos engagements extérieurs. Les crises survenues depuis 1996 ont donc pleinement confirmé la validité de la transformation de notre outil militaire, indispensable au rôle qu’entend jouer notre pays en faveur de la sécurité internationale.
La refondation de l’armée de terre
Le poids des forces terrestres en Opex,
et sur le territoire
Un climat qui se dégrade
Une activité soutenue,
dans des conditions difficiles.
Un matériel vieillissant et mal entretenu
Les hélicoptères
La protection du combattant
Les capacités antichar
Un retard qui s’accentue
Des perspectives nouvelles
Consolider la professionnalisation
Du matériel performant, bien entretenu,
moderne et adapté.
Une nouvelle politique d’acquisition
Des ressources suffisantes
Un avenir pour l’industrie d’armement terrestre
La France à l’écart des concentrations
Maintenir une demande
Intégrer Giat Industries dans les alliances