Le 11 septembre est venu nous rappeler que les missions de Petersberg, ou les coalitions internationales relevant plus ou moins de la théorie du « zéro mort » ne sont plus le seul horizon des forces armées. Dans ces conditions se pose la question de la préparation psychologique, politique, spirituelle et morale au combat. Après nous être posé la question de la nécessité d'une telle préparation, nous comparerons les actions entreprises en France et plus particulièrement dans la marine nationale à celles adoptées dans les marines alliées. Enfin, nous proposerons quelques axes de réflexion quant à l'adéquation entre la réalité de cette préparation en France et les nouveaux conflits auxquels les armées françaises pourraient être amenées à faire face. officier en second d'un patrouilleur de service public
La préparation au combat et sa dimension psychologique et spirituelle
« Serons-nous prêts ? » L’éternelle question, obsédant tout dirigeant militaire quel que soit son niveau de responsabilités, se pose encore plus après le 11 septembre 2001, car depuis 1989, les armées occidentales ont accepté l’idée de n’avoir à intervenir que dans le cadre de missions de Petersberg ou de coalitions internationales, relevant plus ou moins de la théorie du « zéro mort ».
Ce jour funeste est venu nous rappeler que l’éventualité d’un conflit « dur », de missions de luttes contre le terrorisme, de contre-guérilla (l’opération Anaconda menée par les États-Unis en Afghanistan) ne pouvait être exclue. En tout état de cause, il a mis à mal sinon éliminé ce concept.
À l’heure où le combat a changé de forme, nous sommes donc en droit de nous interroger sur la nécessité de donner une dimension psychologique et spirituelle à la préparation au combat, de comparer les actions entreprises à celles d’autres armées, et plus particulièrement d’autres marines (cas que nous connaissons le mieux), en cherchant à évaluer l’efficacité de ces actions sur l’état d’esprit des équipages ; nous voulons aussi proposer quelques axes de réflexion quant à l’adéquation entre cette préparation et les conflits protéiformes auxquels les forces armées pourraient être affrontées.
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