Sécurité et défense en Europe - Le commandement des opérations en Allemagne
L’année 2000 a vu se mettre en place une profonde refonte de l’organisation de la Bundeswehr, aboutissement des réflexions de l’après-guerre froide et de la prise en compte de la nouvelle donne stratégique. La restructuration de la chaîne de commandement en a constitué le cœur. Elle a donné à l’Allemagne un outil performant de sa nouvelle politique extérieure.
Le cadre général
La refonte de la chaîne des opérations de la Bundeswehr, amorcée à la fin du printemps 2000, s’appuie sur trois piliers : un nouveau processus décisionnel interministériel qui garantit un contrôle parlementaire de l’ensemble des décisions et activités ; un concept opérationnel (Operative Leitlinie), définissant les grands traits de l’engagement des forces armées dans le nouvel environnement stratégique ; une réforme en profondeur des forces, axée sur l’interarmisation, la mutualisation des capacités, l’externalisation et une augmentation progressive des forces projetables, mais sans que la conscription soit touchée, du moins pour l’instant.
Le but de ces transformations est de donner à l’Allemagne une capacité de projection de forces et de puissance, qu’elle souhaite dorénavant posséder, au même titre que ses partenaires européens, et de commandement d’opérations, conformément à ses engagements au sein de l’Otan et de l’Union européenne.
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