Après avoir brièvement rappelé pourquoi l’État doit assurer sa protection et sa sécurité, l’auteur examine sur quelques exemples comment il le fait : planification (organisation, mesures adaptées aux situations) ; gestion de crise ; équipement et entraînement ; information. Tels sont les outils dont dispose l’État pour assurer la continuité de son action et la protection de la population.
Protection et sécurité de l'État
Protection and security of the State
After a brief reminder of why the State has to ensure its protection and security, the author examines several examples of how this is done. Aspects covered include planning (organisation, measures appropriate to particular situations), crisis management, equipment and training, and information—the means the State uses to continue to function and to ensure the protection of its population.
Le panorama géostratégique du monde en ce début de siècle, la participation de la France et de l’Europe aux affaires du monde, en particulier à la lutte antiterroriste sont assez bien connues des lecteurs de cette revue pour qu’il ne soit pas nécessaire d’y revenir ici. Sur le plan intérieur, la priorité fixée par le président de la République est de renforcer la capacité du pays à se protéger de toute action terroriste. L’État lui-même peut être menacé, la continuité de son action mise en cause. La protection de l’État est ainsi une condition de la protection de la société, de la nation. Aussi, le fil directeur des efforts réalisés depuis 2001 a été de mettre l’État en situation de mieux gérer les crises, qu’elles soient d’origine terroriste ou autre (accidentelle ou naturelle, technologique, sanitaire, climatique, par exemple) ; et, par une action plus cohérente de l’État, de préparer la société à affronter les situations exceptionnelles susceptibles d’affecter les conditions de vie et les comportements de la population.
La lutte contre le terrorisme a été le moteur initial des travaux engagés. Les méthodes utilisées, les techniques mises en œuvre, les outils développés, sont apparus — pour beaucoup — adaptés aux besoins d’autres crises, assimilées à des enjeux de défense pour la nation. Une même logique de cohérence, d’efficience, de continuité entre l’analyse de situation, la prévention, la protection et le secours aux personnes est à l’œuvre, de la lutte contre le terrorisme à la lutte contre d’autres fléaux sociaux. Le rôle des acteurs est différent, notamment entre militaires et civils, mais leur mobilisation serait également forte si nécessaire. C’est un acquis majeur des efforts réalisés ces dernières années.
Les résultats obtenus sont importants ; mais de nombreux progrès demeurent nécessaires. Quelques exemples permettront d’éclairer les uns et les autres : la planification, qui définit l’organisation de l’État et les mesures adaptées aux situations envisagées par les plans ; le développement de nouveaux outils de gestion de crise ; l’équipement et l’entraînement des intervenants ; l’information de la population, condition de son adhésion aux décisions et de sa résistance aux épreuves.
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