Rapport final
Si la violence prend des formes nouvelles dans le monde contemporain, ses causes, elles, ne sont pas nouvelles. C’est ce qu’a montré le débat sur les facteurs de crises, que l’on peut regrouper en deux grandes catégories : le clivage entre les civilisations et les distorsions d’ordre économique.
* * *
Samuel Huntington, Pierre Hassner et André Glucksmann ont montré que le débat sur les cultures et les civilisations se ramène en grande partie à un débat sur les religions. Certes, rien ne peut être considéré comme absolu en ce domaine : après tout, trois grandes religions ont coexisté fort longtemps en Bosnie avant de se déchirer, et, comme il a été observé, la seule association des pays d’Asie du Sud-Est (Ansea) n’en compte pas moins de cinq. Il reste que les religions monothéistes ont toutes été belligènes à un moment ou à un autre de l’histoire et qu’elles restent un facteur accélérateur de violence. Rappelons l’assassinat d’Itzhak Rabin, les violences de l’hindouisme extrémiste, les excès des Églises orthodoxes serbe et grecque, qui ont soufflé sur le feu du conflit dans les Balkans.
Il reste 93 % de l'article à lire