C’est en tant que responsables, pendant plus de dix ans, du dialogue entre les mouvements de jeunes et les états-majors que les deux auteurs apportent, régulièrement depuis 1995, leur contribution au débat ouvert sur la défense de notre pays. Le vote de la loi portant réforme du service national leur donne une nouvelle occasion de nous faire part de leurs réflexions en ce domaine.
Jeunesse et défense, la nouvelle donne
Faisant suite à la décision du président de la République de professionnaliser les armées, la loi portant réforme du service national a été votée par le Parlement. Ses dispositions renouvellent les relations entre la jeunesse et la défense en se fondant, contrairement au passé, davantage sur la prise de responsabilité et le volontariat que sur la simple obligation. En d’autres termes, pour que les jeunes restent partie prenante de la défense du pays, il faudra les en convaincre. Ce sera le rôle difficile dévolu respectivement à l’école et à l’armée dans leurs nouvelles responsabilités d’enseignement de la défense et d’appel de préparation à la défense (APD).
La loi et les nouvelles relations entre la jeunesse et la défense
Dans l’esprit de la loi, les jeunes doivent s’impliquer dans l’effort de défense du pays. Il est ainsi créé un dispositif apparemment cohérent de préparation des jeunes — garçons et filles — à la défense : commencé à l’école par l’enseignement des principes de la défense, il comporte ensuite une série d’obligations dites « citoyennes » et de choix personnels.
Ces obligations sont maintenant bien connues : le recensement dès l’âge de seize ans (1), l’enseignement des principes et de l’organisation de la défense nationale et européenne, par l’école, et l’appel de préparation à la défense, entre seize et dix-huit ans, par l’armée. Les choix personnels qui seront proposés aux jeunes, principalement lors de la journée d’appel, vont porter sur les divers volontariats de défense et sur les possibilités d’engagement dans les forces armées ou dans les réserves. Au premier abord, on peut penser que le taux de réponse de la jeunesse à ces différents choix va largement dépendre de la façon dont seront organisées et conduites ces « obligations » auxquelles elle va être soumise.
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