Les stratégies militaires en Afrique subsaharienne
L’implosion du bloc communiste a profondément modifié la géopolitique mondiale, surtout en Afrique, qui a brutalement cessé d’être en enjeu stratégique majeur pour la communauté internationale. Les conséquences en ont été la marginalisation du continent sur la scène mondiale et le désintérêt, voire le désengagement des pays traditionnellement présents, à l’exception de la France, dont la politique africaine est toutefois devenue ambiguë depuis le début des années 90. Or, notre pays est dans une position charnière entre le Nord et le Sud, et l’Afrique retrouve un intérêt stratégique pour plusieurs raisons, démographique, économique, politique. Notre devoir est aujourd’hui, non seulement d’assumer cet héritage, mais d’en faire un atout.
Militairement, la prolifération d’armements modernes de plus en plus perfectionnés accroît et radicalise la violence, mais augmente aussi les risques de toute intervention extérieure. Cet état de crise récurrent provoque la destruction quasi totale des moyens de production, de l’infrastructure économique et sociale.
De leur côté, les États-Unis tentent de pratiquer une nouvelle politique en Afrique que certains qualifient d’antifrançaise. Les intervenants de cet après-midi évoqueront cette nouvelle orientation liée à la tentation hégémonique des Américains, tempérée par les échecs en Somalie et au Liberia. Vous découvrirez sans surprise que cet interventionnisme se mesure à l’aune de leurs intérêts économiques, qui ne concurrencent pas nécessairement les nôtres. Les États-Unis évitent soigneusement d’engager leurs hommes sur le terrain.
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