Vers un nouvel équilibre entre les fonctions opérationnelles
Les systèmes de défense doivent subir des mutations profondes lorsque le contexte géostratégique le commande et que les ressources budgétaires se réduisent. Ainsi, à la fin de la guerre d’Algérie, notre pays a adapté ses forces armées à un engagement éventuel en Centre-Europe, tout en se dotant d’une force de dissuasion autonome. En remontant plus en arrière dans l’histoire, il fallut, à plusieurs reprises, réarmer rapidement pour faire face à une menace imprévue.
Notre pays s’engage à nouveau dans une rénovation de sa défense, après une réflexion globale menée depuis plusieurs mois, cohérente avec les démarches significatives qui l’ont précédée : en 1994, publication du Livre blanc ; en juin 1995, envoi et emploi décisif d’une force de réaction rapide européenne en Bosnie-Herzégovine ; en septembre, propositions sur la « dissuasion concertée », et, récemment, en décembre 1995, annonce de notre rapprochement de l’Otan.
Il devenait inconcevable de retoucher à la marge, une fois encore, notre système de défense et de poursuivre la programmation 1995-2000 qui supposait des ressources budgétaires supérieures aux possibilités actuelles de la nation. Nos alliés, un peu en avance sur nous, avaient, eux aussi, entamé une restructuration profonde de leurs forces.
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