Aéronautique - Évolution des spécialités techniques de l'Armée de l'air
Lorsqu’en 1933, l’école des apprentis mécaniciens ouvrit ses portes, elle avait pour mission de préparer les futurs sous-officiers aux brevets de mécanicien avion, électricien, armement, radio, photographe, équipement et mécanicien d’aérostation. Les besoins en mécaniciens d’aviation étaient apparus avec le premier conflit mondial. Hormis le cas particulier de l’aérostation, les différents métiers de mécaniciens d’aviation ont connu une très grande longévité en s’adaptant à l’évolution des techniques. Ils ont prouvé leur pertinence lors des différents engagements de l’armée de l’air. Actuellement, six spécialités techniques regroupent les différents métiers de mécaniciens d’aviation. Il existe ainsi une certaine polyvalence du personnel spécialiste qui œuvre au sein des escadrons de combat et des escadrons de soutien techniques spécialisés.
L’arrivée de matériel aéronautique de nouvelle génération, de type Rafale ou A400M, ainsi que les contraintes liées à la projection des unités, ont conduit l’armée de l’air à rechercher une réduction du nombre de spécialités nécessaires à la mise en œuvre et à la maintenance des systèmes d’armes.
Cette réflexion est également sous-tendue par le rapprochement engagé avec l’aéronautique navale en matière de formation et de qualification des mécaniciens. Elle prend enfin en compte, dans toute la mesure du possible, les nouvelles réglementations européennes qui fixent un cadre très strict aux activités de maintenance de l’aviation civile. Cette recherche d’une conformité aux normes européennes s’impose, car elle ne peut que favoriser à terme la construction d’une Europe de la défense, dans le domaine des opérations aériennes.
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