Revue des revues
Elle fait l’objet du dossier du mois du Asian Defence Journal de février 1998. Il se compose d’une étude générale de Prasun K. Sengupla, un entretien avec le vice-Premier ministre et ministre de la Défense Tony Tan, et un article sur chacune des trois armées.
L’armée singapourienne est très jeune puisqu’elle est née avec l’indépendance, en 1967. La cité-État s’est construit un dispositif de défense parmi les plus modernes, tout en cherchant à consolider son environnement par des mesures de confiance, surtout avec les pays de l’Ansea. En particulier, Singapour pratique une politique claire dans ses acquisitions de matériels, sa défense et ses alliances. La politique de sécurité n’est pas basée sur la perception d’une menace existante, mais sur un concept de « sécurité totale » qui prend en compte la petite taille du pays, sa position géographique, son manque de ressources naturelles, sa dépendance des réseaux commerciaux globaux pour sa survie économique, et sa diversité de races, de langues et de religions. En conséquence, la doctrine de sécurité totale englobe la « défense totale », la diplomatie et la stabilité intérieure. Elle ne repose pas seulement sur les forces armées, mais également sur la population civile dont chaque secteur est mobilisé et joue un rôle. La stabilité intérieure est un facteur essentiel pour qu’en cas de menace, qu’elle soit militaire ou non, tous les Singapouriens se dressent d’un bloc. Cette stabilité vise à maintenir une cohésion nationale qui est basée sur le respect de la diversité de la population.
La défense totale comprend la défense psychologique, la défense sociale, la défense économique, la défense civile et la défense militaire. La défense psychologique a pour finalité que les citoyens s’identifient à la nation et qu’ils aient confiance dans son avenir. Il s’agit de développer une volonté collective de protéger leurs droits et leurs biens. La défense psychologique est le nerf des autres formes. La défense sociale est le devoir de tous. Chacun doit aider les autres sans distinction de race, de langue et de religion. Elle vise à créer ou renforcer le sentiment d’appartenance à une communauté.
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