Aéronautique - L'aviation militaire française à l'aube de 1956 - La défense aérienne de l'Europe occidentale - L'évolution de l'aviation commerciale vers la réaction
L’année 1955 a été marquée par le succès particulièrement brillant de la présentation des matériels français les plus récents, contrastant avec la présentation anglaise de Farnborough moins riche en nouveautés que les précédentes.
Cependant, il ne suffit pas pour apprécier les possibilités des différentes aviations militaires, de considérer la valeur des prototypes les plus réussis. Entre les besoins des utilisateurs et les réalités, se posent toujours des problèmes financiers difficiles à résoudre. Grâce à leur puissance économique et industrielle, les États-Unis peuvent entretenir des forces aériennes parfaitement équilibrées. Pour apprécier le coût d’une telle réalisation, il suffit de remarquer que le total des ventes des avionneurs américains, y compris les moteurs, les accessoires et les pièces de rechange, s’est élevé à près de 8,5 milliards de dollars, soit environ 3 000 Mds de nos francs. Les matériels militaires entrent dans ce total pour 85 à 90 %. Donc le budget des États-Unis a consacré de 2 500 à 2 700 MdF à ses matériels aériens militaires. Il y a lieu de noter que le nombre d’avions construits a diminué d’environ 12 % par rapport à 1954, mais que le tonnage global est en légère augmentation en même temps que le prix, du fait que les avions sont de plus en plus lourds et complexes.
À l’exception peut-être de l’URSS, aucune nation au monde ne peut soutenir un effort comparable ; les dépenses militaires françaises sont de l’ordre de 1 000 Md à peine, dont un tiers au maximum pour les forces aériennes, y compris les dépenses de personnel, d’entretien, et de matériels accessoires de toute nature. Alors que le rapport des populations est 1 à 4, celui des dépenses consacrées à l’achat de matériel aérien est de 1 à 30.
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