Armée de terre - Les projets de réorganisation de l'Armée de terre - La réforme des structures des forces terrestres de la Bundeswehr
Le général Lagarde, Chef d’état-major de l’Armée de terre (Cémat) a présenté récemment au ministre de la Défense Yvon Bourges une maquette de réorganisation de l’Armée de terre. Dans l’état actuel des informations dont nous disposons, nous ne pouvons pas donner de précisions sur le contenu de ce projet. Cependant il est possible, à partir des déclarations faites par le général Lagarde dans le courant du mois de juin, d’en dégager les six grands principes qui, à son avis, devraient être les fondements de l’évolution de l’Armée de terre dans les mois et les années à venir.
Le premier de ces six grands principes est celui de l’allégement des frais généraux. Il s’agit de faire en sorte que, sous le plafond des effectifs que le budget lui consent actuellement, l’Armée de terre soit en mesure d’accroître le nombre de ses formations de combat, au détriment des états-majors et de divers organismes qui ne participent pas directement à la préparation au combat.
Le second est de faire cesser la disparité qui sépare les unités modernes blindées et mécanisées et les formations territoriales. Les unes sont pourvues de matériels relativement modernes, toujours coûteux, les autres sont actuellement dotées d’un équipement vétusté, primaires dans leurs structures et leur capacité opérationnelle. Il ne doit plus exister de disparités qui puissent laisser penser que celles-ci sont moins nobles que celles-là. Il s’agit donc de rendre les formations de l’Armée de terre plus homogènes et plus polyvalentes, capables de faire face en toutes circonstances à n’importe quelle menace, d’où qu’elle vienne.
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