Défense dans le monde - Les relations indo-pakistanaises : l'affaire du Cachemire
Depuis leur accession à l’indépendance, l’Inde et le Pakistan se sont affrontés militairement trois fois à grande échelle : en 1947-1948, en 1965 et en 1971. Directement, en 1948 et en 1965, ou indirectement en 1971, le Cachemire était au centre du conflit. Les trois défaites pakistanaises ont déclenché le processus de modernisation des forces armées de ce pays. L’Inde, défaite par la Chine en 1962, a procédé, dès la fin de la décennie 1960, à l’accroissement et à la réorganisation de ses armées.
Le contentieux territorial indo-pakistanais, alimenté quasi quotidiennement par des escarmouches et épisodiquement par un regain d’activités militaires (1984, 1990, 1991, début 1992), est à l’origine d’une course aux armements classiques, et désormais nucléaires entre les deux pays. Aussi, en dépit des mesures de concertation bilatérales, mises en place depuis 1982 pour éviter un nouveau conflit, un incident peut dégénérer.
Rappel historique
La partition de l’Empire britannique des Indes, en 1947, provoque des règlements de compte entre hindous et musulmans au Pendjab. Ils gagnent aussi le Cachemire où des musulmans sont menacés. Prétendant secourir leurs coreligionnaires, des guerriers pathans accourent de la frontière afghano-pakistanaise pour se livrer à des exactions. Le maharajah du Cachemire s’enfuit et appelle à l’aide les troupes indiennes. Encore commandées par des officiers anglais, les armées de l’Inde et du Pakistan n’enregistrent pas de fortes pertes, mais l’insurrection, qui dure jusqu’à la fin de l’année 1948, fait de nombreuses victimes.
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