Défense en France - La formation des officiers
Les 13 et 14 mai, s’est tenu à Saint-Cyr-Coëtquidan un colloque international sur la formation initiale des officiers. Il faisait suite à un séminaire de recherche dirigé en 1990-1991 par le contrôleur des armées Hoffmann, consacré à la comparaison des systèmes de formation dans neuf pays alliés, dont la France. Le colloque rassemblait des représentants de ces pays, des écoles des trois armées et de la Gendarmerie, de l’administration centrale et de l’université. Le chef du contrôle des armées et le secrétaire général pour l’administration concluaient les débats.
Le séminaire de recherche et le colloque ont mis en évidence la grande variété des systèmes de recrutement et de sélection, des modes de participation des élèves à leur formation d’officier, et de la finalité des enseignements. Accordées aux spécificités historiques et culturelles des nations et des armées, les solutions retenues présentent cependant un certain nombre de points communs. Leur comparaison fera l’objet, ultérieurement, d’un article de fond. Cette chronique se limitera donc à la description du système français et aux problèmes qui ont été mis en lumière lors des débats et qui, bien que centrés sur l’armée de terre, peuvent alimenter la réflexion sur la formation des officiers des autres armées.
L’importance de la formation dans les armées n’a pas besoin d’être soulignée. Les universitaires présents ont rappelé le rôle précurseur des militaires en ce qui concerne la gestion de la ressource humaine (management en franglais), l’instruction des défavorisés et la formation continue des cadres. Écoles de formation et d’application, cours des capitaines, école d’état-major et diplôme technique, enseignement militaire supérieur (École supérieure de guerre [ESG] et Enseignement militaire supérieur scientifique et technique [EMSST]), centres des hautes études militaire (CHEM) et de l’armement (CHEAr), ponctuent la carrière des officiers de haut niveau (voir in fine la réforme en gestation). Le Commandant des Écoles (CEAT) dirige 12 écoles et 11 stages de spécialisation, dans lesquels passent 100 000 stagiaires dont 1 200 étrangers par an.
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