Veille scientifique et technologique - Utilisation de micro-organismes génétiquement modifiés : actualité et perspectives
Une précédente chronique (juin 1993) décrivait les techniques permettant de modifier le génome de diverses cellules en vue d’orienter leur métabolisme vers des voies différentes de celles empruntées à l’état naturel.
Le fruit de ces travaux, les organismes génétiquement modifiés (ou OGM) peuvent être utilisés dans l’enceinte d’un laboratoire ou extra-muros ; certains d’entre eux, en effet, sont porteurs de propriétés dont la mise à profit dans quelques domaines industriels ou agricoles nécessite leur dissémination dans l’environnement.
Or, depuis que le génie génétique existe, les recherches des microbiologistes ont pour beaucoup une désagréable odeur de soufre, surtout lorsqu’elles sont effectuées « hors les murs ». Bien entendu, le Vieux Continent, moins pourvu que les États-Unis en groupes de pression et comités divers, connaît encore un calme relatif, mais on imagine l’audience dont bénéficierait un Jeremy Rifkin (écologiste américain, violemment opposé à ce type d’expériences) français…
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