Armée de terre - Les drones tactiques Sperwer SDTI de l'Armée de terre française prêts pour les Opex
Les journées portes ouvertes organisées à Chaumont (1), le 1er et 2 juillet 2006 par le 61e Régiment d’artillerie, attaché à la Brigade de renseignement (2) de l’Armée de terre, ont été l’occasion privilégiée pour cette unité de présenter au public les capacités opérationnelles de son nouveau système de drones tactiques, le Sperwer, alias SDTI (Système de drones tactiques intérimaires). Développé et produit en France par la société Sagem Défense Sécurité (groupe Safran), spécialisée dans l’électronique de défense et la sécurité, le SDTI, en rejoignant les deux autres batteries de drones rapides CL 289 en service depuis 1993, donne ainsi sa pleine cohérence au dispositif de drones mis en œuvre par le 61e RA.
Entraînement et formation en préparation des Opex
Déclarées opérationnelles en avril 2006, les 3e et 4e batteries du régiment, équipées chacune de deux systèmes SDTI, déploient désormais une activité soutenue en préparation d’un possible engagement en opérations extérieures. Notons qu’une telle perspective pour les drones français ne serait pas une première. En 1991, des drones Mart avaient été déployés en soutien de la division Daguet durant Desert Storm. Des drones Crécerelle et CL 289 (un système EADS pour lequel Sagem fournit la chaîne image) avaient ensuite été employés dans les Balkans dans le cadre de la Sfor pour le contrôle des accords de Dayton, puis dans le dispositif de l’Otan pour l’opération Allied Force au Kosovo en 1999.
Preuve de la confiance du 61e RA dans son nouveau système : l’exécution par les artilleurs du régiment de deux vols de Sperwer de 20 minutes devant le public le 1er et le 2 juillet 2006. Il s’agit là d’une véritable première — il est vrai, validée un an plus tôt, mais lors de la phase d’essais — qui concrétise en France le statut opérationnel du Sperwer (qui signifie en néerlandais épervier).
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