Elles sont de deux types : temporaires, celles mettant à l’honneur une parution ou l’annonce d’un colloque ; archivées, celles qui concernent l’actualité du monde de la défense et des relations internationales.
Carte de la RC4 (ONAC : www.caobang.fr/)
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Mantes-la-Jolie connut une première épreuve en juin 1940 avec un bombardement allemand à compter du 3. Le 9 juin, le Génie put détruire les ponts sur la Seine, ralentissant l’avancée allemande, mais en vain. À partir d’avril 1944, la ville fut la cible de bombardements par l’aviation alliée qui visait le carrefour ferroviaire, les ponts rebâtis par la Wehrmacht et les usines (sur la stratégie alliée de bombardement, lire Pierre Barjot, « Les épisodes décisifs de l'offensive aérienne alliée sur la forteresse Europe », RDN n° 25, juin 1946, p. 773-783). Les pertes civiles ont été importantes jusqu’en août, la ville étant libérée par les troupes américaines le 19.
Située sur un axe majeur entre la plaine d’Alsace et la vallée de la Saône, Lure a été une ville de garnison pendant près de trois siècles face à la menace venant du Rhin puis du Reich allemand à partir de 1871. Les 13e Dragons (1897-1913) puis le 18e Dragons y stationnèrent au quartier Lasalle avant la Première Guerre mondiale. Le 54e Régiment d’artillerie (RA) tint garnison en 1947 à 1962, avant d’être recréé en 1970 à Verdun. En 1963, le 1er Régiment de Dragons s’y installa, marquant durablement la vie de la petite ville jusqu’à sa dissolution en 1997, suite à la décision de suspendre le service national. Toutefois, le quartier Lasalle fut réaménagé au profit de la Gendarmerie mobile.
La IIIe République marqua le territoire de son empreinte militaire avec la construction de nombreuses casernes destinées à protéger le pays face à la nouvelle puissance militaire que constituait le Reich allemand, ayant fait son unité en 1871 à la suite de la défaite de l’Empire de Napoléon III.
Cette dernière étape alpine rappellera deux épisodes importants de la Résistance avec le plateau des Glières où les maquisards affrontèrent les nazis en février-mars 1944. Ce maquis était commandé par des vétérans du 27e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) et en particulier par le lieutenant Tom Morel, Saint-Cyrien et qui fut tué par traîtrise par un membre des unités de Vichy constituées de Groupe mobile de réserve (GMR) et de la milice. L’échec des troupes de Vichy à réduire le maquis entraîna une intervention des troupes nazies et l’obligation du maquis à se disperser en raison du rapport de force trop défavorable. Le souvenir des Glières reste très important dans la région.
Les Alpes et Grenoble ont vu le développement des Chasseurs alpins (lire Henri Bordeaux, « Les chasseurs alpins », RDN n° 8, janvier 1940, p. 3-19) avec leur forte identité conjuguant infanterie et combat en montagne. Grenoble a ainsi été au cœur du développement de la capacité française à combattre en zone montagneuse avec une école française de très haute valeur qui a prouvé sa valeur lors de tous les conflits. Ainsi, durant le néfaste mois de juin 1940, l’Armée des Alpes protégeait la frontière face à l’Italie de Mussolini, lorsque celui-ci voulut sa part du gâteau alors que les troupes allemandes franchissaient la Loire. Ses troupes, bien qu’entraînées au combat en montagne, furent vaincues par les unités alpines françaises pourtant inférieures quantitativement mais qui avaient un état d’esprit résolument offensif. Celui-ci se retrouva d’ailleurs dans les maquis alpins dont une grande partie de l’encadrement venait des chasseurs alpins.
Le Dauphiné et le Vercors ont été terres de Résistance autour de Grenoble, une des 5 communes de France ayant le titre de Compagnon de la Libération avec le village martyrisé de Vassieux-en-Vercors, un peu au sud de l’arrivée de ce jour.
L’histoire militaire de Lyon est longue et étroitement liée à son positionnement géographique entre Europe du Nord et Europe de la Méditerranée. Paradoxalement, la ville, grosse garnison, a connu peu de combats hormis pendant la Libération à l’été 1944. Pourtant la guerre a marqué de son empreinte indélébile la cité des Gones avec la Résistance. Très vite, dès l’automne 1940, le refus de la défaite et la contestation de la nature du régime de Vichy ont permis le développement de mouvements d’inspiration variée comme Témoignage Chrétien, Franc-Tireur ou Libération. La position favorable de la ville a permis aux Résistants d’y travailler mais la répression allemande à partir de novembre 1942 a été terrible. Ici, il faut évoquer la figure de Klaus Barbie, bourreau de Jean Moulin arrêté à Caluire le 21 juin 1943 et torturé jusqu’à la mort. Klaus Barbie est aussi l’auteur de la rafle d’Izieu où le Tour va passer. À Izieu, avec l’appui du sous-préfet de Belley, Pierre-Marcel Wiltzer (1910-1995), une maison a permis d’abriter des enfants juifs. Le 6 avril 1944, 44 enfants et les 7 adultes les encadrants furent arrêtés et déportés. 42 enfants et 5 des adultes y moururent. La Maison d’Izieu est désormais un lieu de mémoire. Le procès de Klaus Barbie eut lieu à Lyon en 1987. Condamné à la détention à vie, il mourut en 1991 en prison.
Clermont a été et reste une grande ville de garnison avec son célèbre régiment d’infanterie, le 92e RI, dont l’origine remonte à l’Ancien Régime et qui est installé depuis 1881 dans la capitale auvergnate. Son insigne représente un gaulois avec ses moustaches, référence à Gergovie où Vercingétorix battit les troupes de Jules César (voir Albert Grenier, « Aux origines du patriotisme français », RDN n° 8, janvier 1940, p. 41-56). On y retrouve également deux états-majors dont celui de la 4e Brigade d’aérocombat, héritière de la 4e Division aéromobile (DAM) qui était implantée à Nancy. Ville industrielle avec Michelin, il était logique que l’arme du Matériel y soit implantée avec la 13e Base de soutien du matériel (BSMAT).
Partant de la plaine de la Limagne, grenier à blé de l’agroalimentaire français, le peloton passe à Riom, siège judiciaire marqué par le procès du même nom entrepris par le régime de Vichy. Ce procès, qui visait à juger les responsables politiques et militaires de la défaite de juin 1940 (parmi lesquels Léon Blum, Édouard Daladier et le général Gamelin), s’est ouvert en février 1942 et est suspendu en avril, tant la défense des intéressés fut efficace et se retourna contre Vichy et le haut commandement. Riom vit aussi l’incarcération du général de Lattre, après novembre 1942, car il avait refusé le désarmement imposé à l’armée de Vichy après l’invasion de la zone libre. Le futur maréchal organisa son évasion en juin 1943, ce qui lui permit de gagner l’Afrique du Nord et reprendre la lutte contre les Allemands (Edmond Delage, « In memoriam - Le Maréchal de Lattre de Tassigny », RDN n° 89, février 1952, p. 195-197).
Edgar Tupët-Thomé s’est éteint mercredi 9 septembre 2020 aux Invalides. Trois compagnons de la Libération sont encore en vie (sur 1 038) : Pierre Simonet (98 ans), Hubert Germain et Daniel Cordier (100 ans).
Entre Poitou et Limousin, les coureurs vont traverser une zone rurale où l’élevage du cheval à des fins utilitaires a été important. Zone aussi de collines et de forêts épaisses, peu urbanisée et qui a permis à de nombreux maquis de se protéger et de combattre l’occupant nazi, au prix de sacrifices dramatiques comme à Oradour-sur-Glane.
Le Tour quitte les espaces maritimes pour longer le marais poitevin et arriver dans le Poitou. Bien que très éloigné des frontières du quart nord-est d’où venait la menace, le Poitou a justement été terre d’accueil pour de très nombreuses unités militaires de l’Armée de terre.
Cette étape, peu propice aux grimpeurs, va parcourir un espace maritime façonné au cours des siècles pour faire face aux menaces, espagnoles ou anglaises, venant de la mer. D’où la multiplication d’ouvrages spectaculaires et contribuant directement aujourd’hui au tourisme patrimonial, comme la cité fortifiée de Brouage, les forteresses construites ou aménagées par Vauban tant sur les îles que sur le continent. La liste en est longue et démontre combien le danger maritime était réel. Paradoxalement, le célèbre Fort Boyard est le résultat d’un échec, Vauban ayant estimé impossible sa construction sur un banc de sable trop instable. Les travaux débutèrent en 1803 mais furent arrêtés en 1809. Ils reprirent en 1841 et les premiers canons y furent installés en 1859. La fin des travaux eut lieu en 1866 mais la conception du fort était déjà obsolète, au point qu’il fut abandonné en 1913 puis aliéné en 1961. Son succès actuel est donc inversement proportionnel à son efficacité militaire.
Pau, outre Henri IV, a un lien très fort avec notre écosystème de défense, hier comme aujourd’hui. En 1821, la municipalité décide de la construction d’une caserne géante, au point que le chantier va durer cinquante ans à cause des difficultés financières mais aussi de certains choix architecturaux douteux. Au final, la caserne Bernadotte – autre enfant illustre né à Pau en 1763, Maréchal d’Empire puis Roi de Suède et dont la famille règne toujours à Stockholm –, est un bâtiment exceptionnel de 175 m de long, propriété de l’État depuis 1856 et qui abrite, depuis 1961, les archives des personnels militaires avec plus de 35 millions de dossiers conservés. La place de Verdun (autrefois place Napoléon) devant la caserne lui servait de terrain de manœuvre.
La RDN est fière d'accompagner Nemrod – Enjeux contemporains de défense et de sécurité et ses auteurs dans la promotion de ce Cahier de la RDN. Venez retrouver l'équipe et les auteurs de « La guerre des sanctions » le mercredi 2 avril à la Librairie Pedone à Paris pour un temps d'échange sur ce sujet qui fait l'actualité.
Rendez-vous :
Mardi 2 avril
18h30-20h30
13 rue Soufflot – 75005 Paris
Librairie Pedone
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