Avril 1952 - n° 091

Métallurgie et Défense nationale

  p. 371-382
  p. 383-395
  p. 396-402
  p. 403-411

Le problème du char

Ce sont les matériels qui, en dernière analyse, impriment à la bataille sa physionomie. Point n’est besoin d’être matérialiste pour en être convaincu. Il suffit de se rappeler les transformations opérées sur le champ de bataille par l’apparition des engins blindés et de l’aviation. Or, l’évolution des matériels de guerre se poursuit inexorablement, sous l’influence tyrannique des progrès scientifiques et techniques, favorisée qu’elle est au surplus par les exigences incessantes du combat. Ce rythme lui-même des progrès scientifiques s’accélère sans cesse. Lire les premières lignes

  p. 412-423
  p. 424-428

Liddell Hart, dans ses Réflexions sur la défense de l'Europe, a lancé un avertissement à tous ceux qui inclinent à sous-estimer, voire à oublier, la valeur du char dans l'attaque et dans la défense. Cet avertissement est inutile pour les familiers du char, mais les expériences faites en Corée montrent que ses propagandistes ne seront jamais trop nombreux. Le présent article n'aborde pas les grands problèmes de l'engagement tactique cl stratégique des chars ; l'auteur se borne à exprimer son opinion sur la valeur respective du char et de la défense antichar, opinion basée sur plusieurs années de pratique au front.

  p. 429-436

Repères - Opinions - Débats

  p. 437-444
  p. 445-455

Les quelques années qui viennent de s’écouler depuis la fin des hostilités ouvertes en septembre 1939 ont marqué une étape décisive dans l’équipement de la Guyane française. Les textes créant le Fonds d’investissement pour le développement économique et social, dont le père, cela mérite d’être souligné, est un fils de la Guyane, M. Monnerville, président du Conseil de la République, ont permis, dès le rétablissement d’une vie économique normale, quelques réalisations essentielles. Il est désormais hors de doute que la « départementalisation », par une augmentation considérable des moyens en personnel et en matériel, par des possibilités financières très nettement accrues, permettra une accélération importante de ces réalisations. Si le changement de réglementation a pu entraîner quelques flottements pendant un an ou deux, cette inévitable période de tâtonnement a été bien vite compensée par l’apport de méthodes différentes, par l’arrivée de fonctionnaires enthousiasmés par une tâche toute nouvelle pour eux, peut-être aussi par la coquetterie des ministères techniques, soucieux de montrer aux populations locales que l’extension de leur domaine ne diminuait pas leur efficience. Lire les premières lignes

  p. 456-462

Chroniques

  p. 463-468
  p. 469-472
  p. 472-478
  p. 478-482
  p. 482-485
  p. 486-489

La crise des paiements extérieurs ; la crise des finances publiques.

  p. 489-493

Bibliographie

John Gunther : Roosevelt in Retrospect: a Profile in History  ; Harpers and Brothers, 1950 ; 410 pages - Edmond Delage

C’est là un excellent portrait de Franklin Roosevelt. L’auteur est plein de verve et de talent ; c’est un grand admirateur du Président et son œuvre a été rédigée après un dépouillement soigné de l’innombrable littérature qui a été consacrée dans les dernières années à l’illustre homme d’État. Le livre révèle une familiarité suggestive avec son modèle ce qui, d’ailleurs, explique que maints jugements et traits de caractère ne semblent dus qu’à des impressions. Ceci d’ailleurs n’enlève rien, bien au contraire, à l’intérêt de l’ouvrage. ♦

  p. 494-494

Alexis de Tocqueville : De la démocratie en Amérique. T. 1 et T. 2   ; (notes par André Gain, préface de Firmin Roz) Librairie de Médicis, 1951 ; 466 et 461 pages - J. D.

S’il est un ouvrage qu’il importe de lire aujourd’hui, alors que le terme « démocratie » est employé de façon si variée et parfois si abusive, c’est bien celui de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique. Celui qui parle est un aristocrate libéral qui, après avoir vécu la Restauration et 1830, a voulu éclairer les esprits, « diminuer l’ardeur de ceux qui se figuraient la démocratie brillante et facile, diminuer la terreur de ceux qui la voyaient menaçante et impraticable ». – « Depuis Montesquieu, il n’a rien paru de pareil » disait Royer-Collard en 1835. Par la hauteur de la pensée, par les qualités de forme, le livre faisait penser à Bossuet, à Pascal, à Chateaubriand. Lire la suite

  p. 494-495

Gérard Walter : Lénine  ; Éditions Julliard, 1950 ; 540 pages - Edmond Delage

Le livre considérable, de 540 pages, que Gérard Walter, l’auteur d’un Robespierre, d’un Jules César, d’un André Chénier, a consacré à Lénine n’est point, certes, hostile à son modèle, mais il s’abstient de toutes redondances emphatiques et ne quitte jamais le ton de l’histoire objective. C’est une somme qui suppose une documentation considérable et une connaissance approfondie de la vie et des œuvres du dictateur russe qui nous est ici présentée. Quelle que soit l’opinion que l’on puisse avoir sur Lénine, l’importance humaine, psychologique et politique, d’un tel ouvrage est indiscutable. Il n’est point d’œuvre qui, mieux que celle-ci, soit capable d’initier un profane à une histoire aussi émouvante et, sans doute, importante pour l’humanité que celle du créateur, spirituel et politique, de l’Union soviétique. ♦

  p. 495-495

Michel Bourdet-Pléville : Le drame de la Méduse  ; Éditions A. Bonne, 1951 ; 250 pages - Edmond Delage

M. Michel Bourdet-Pléville, dont nous avions ici même donné un aperçu de la belle étude sur Surcouf, vient, dans la collection « La grande et la petite histoire », de consacrer une étude vraiment passionnante au naufrage de la Méduse. Elle est fondée sur de longues et minutieuses recherches aux Archives nationales, au Service historique de la Marine et de la Guerre, aux Archives du port de Rochefort et de la France d’Outre-Mer. Nous pouvons donc, grâce à lui, évoquer ces drames qui avaient commencé par un échouage lamentable dû à l’impéritie du commandant Chaumareys, et qui se termina en une atroce tragédie à l’horreur de laquelle rien ne manqua, pas même les scènes d’anthropophagie. M. Bourdet-Pléville se révèle ici, une fois de plus, non seulement un connaisseur des choses de la mer, mais aussi un peintre vigoureux et un véritable auteur dramatique. L’ouvrage eût certainement plu à son frère, le regretté Édouard Bourdet. ♦

  p. 495-495

Revue Défense Nationale - Avril 1952 - n° 091

Revue Défense Nationale - Avril 1952 - n° 091

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.

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