Février 2015 - n° 777

Les printemps arabes

Les attentats qui ont endeuillé la France en janvier illustrent dramatiquement le lien étroit qui unit notre pays avec le monde arabe. C’est la résultante d’une histoire séculaire commencée il y a bien longtemps autour de la Méditerranée, Mare Nostrum, et qu’il faut donc assumer. L’oublier ou le nier serait de fait désastreux pour comprendre les enjeux et les défis auxquels nous sommes confrontés. Dès lors, tous les bouleversements qui touchent l’espace sud-méditerranéen et le Levant nous concernent directement telles les vagues déferlantes frappant inexorablement les rivages à la suite d’un tsunamiLire la suite

  p. 1-1

Depuis la chute du mur de Berlin, la France a vu son engagement militaire s'accroître avec de nombreuses interventions répondant à des objectifs politiques ambitieux, alors même que les moyens de sa défense n'ont cessé de diminuer drastiquement au risque de remettre en cause la place de la France. Lire les premières lignes

  p. 5-15

Ce n’étaient pas les Encyclopédistes, loin de là, mais imaginons deux fêlés du cigare débarquant un matin de 1751 au café Procope et dézinguant Diderot, d’Alembert et Buffon, y ajoutant Montesquieu passé en ami. La France a connu bien des épreuves, celle-là est nouvelle en mille ans d’Histoire. Et tandis qu’une classe politique abonnée à la tribune présidentielle du PSG somme, par manque de courage à désigner elle-même l’ennemi, la Grande Mosquée de Paris de faire le ménage chez les salafistes, le reste du monde célèbre la France. Lire les premières lignes

  p. 16-16

Les printemps arabes

Les « printemps arabes » traduisent une crise profonde de certains États confrontés à des chocs multiples, entre autoritarisme, crise identitaire de sociétés en perte de repères et incapacité à affronter des modernités issues d'une mondialisation mal assumée. Lire les premières lignes

  p. 19-26

La Tunisie, foyer du Printemps arabe, a été confrontée à une longue phase de transition complexe où les islamistes ont tenté d'accaparer le pouvoir. Tunis a ainsi dû faire face à de nombreux défis notamment sécuritaires avec une société civile fragilisée aspirant à la stabilité. Lire les premières lignes

  p. 27-32

L’Égypte, après avoir désenchanté avec un régime conduit par les Frères musulmans, aspire au retour d'un État fort privilégiant la sécurité, seule garantie pour permettre le développement économique largement remis en cause depuis janvier 2011. Lire les premières lignes

  p. 33-37

La Libye est une mosaïque complexe en plein chaos. La connaissance des acteurs – nombreux – sur le terrain est donc le préalable avant d'envisager toute action dans une zone décisive pour la déstabilisation d'une grande partie de l'Afrique saharienne mais aussi subsaharienne. Lire les premières lignes

  p. 38-43

La chute du régime de Kadhafi n'a pas permis la reconstruction d'un État libyen viable. Le pays est désormais confronté à une guerre interne avec de multiples acteurs aux intérêts divergents entraînant une probable dislocation durable de cette entité. Lire les premières lignes

  p. 44-49

Pour les tenants du « choc des civilisations », l'Occident et l'Islam sont irréconciliables, mais pour d'autres, toute société connaît des phases de transition violente, puis en sort, se stabilise et aspire à la sécurité. C'est le cas de l'Iran car son évolution démographique le conduit inévitablement vers la recherche de plus de stabilité. Lire les premières lignes

  p. 50-53

Le Sahel a été profondément et durablement déstabilisé depuis 2011 avec l'accumulation de groupes djihadistes antagonistes. Les interventions françaises au Mali début 2013 puis en RCA ont certes stoppé la progression d'un adversaire tentaculaire mais les menaces y persistent. Lire les premières lignes

  p. 54-59

Le « Printemps arabe » ne s'est pas traduit par un « Printemps africain », même si certains États ont connu aussi des manifestants d'opposants. L'Afrique subsaharienne connaît une évolution propre et complexe, avec des perspectives positives, malgré des menaces réelles. Lire les premières lignes

  p. 60-64

Les « printemps arabes » ont surpris Washington qui a eu du mal à appréhender la complexité des évolutions, leurs impacts sur les équilibres régionaux et la défense des intérêts vitaux américains. Entre pragmatisme, soutien à Israël et maintien des alliances, la voie reste complexe. Lire les premières lignes

  p. 65-75

Comprendre l'Islam et son lien avec le politique est indispensable pour qui s'intéresse aux printemps arabes. Cette clé de lecture illustre la complexité du rapport entre pouvoir spirituel et pouvoir étatique dans une culture où la dimension confessionnelle est centrale. Lire les premières lignes

  p. 77-80

Contrepoint

La doctrine interarmées est un processus opérationnel indispensable pour nos armées et contribue directement à la crédibilité de nos forces, tout en mettant en valeur une approche française validée en opérations et reconnue et appréciée par nos Alliés. Lire les premières lignes

  p. 81-85

La doctrine est un enjeu opérationnel. L’Armée de terre, avec le CDEF (Centre de doctrine d'emploi des forces), dispose ainsi d'un outil essentiel et reconnu, notamment par nos principaux alliés. Le CDEF conçoit la doctrine, l'adapte grâce au retour d'expérience et participe à la préparation de forces terrestres de demain. Lire les premières lignes

  p. 86-90

J’étais à la manif, l’autre dimanche. Oh ! Je n’ai pas crié « Je suis Charlie », slogan douteux même si je comprends qu’il faille bien quelque chose de simple pour catalyser l’émotion. Les marcheurs ont d’ailleurs dit beaucoup plus de choses que ce slogan. J’y suis allé parce que « c’est mon pays, qu’il ait tort ou raison » et qu’il était important, cette fois, de manifester l’unité nationale. De signifier la patrie, même si cela changeait des monuments aux morts où ce sentiment s’exprime habituellement. Quand la France est attaquée, peu importent les motifs, on se défend. La défense, ici, exigeait de répondre présent, de répondre « même pas peur ! ». De même que je suis régulièrement allé rendre hommage aux morts au combat, quand leurs cercueils passaient sur le pont Alexandre III, de même il fallait dire un mot à nos compatriotes tombés. Lire la suite

  p. 76-76

Repères - Opinions

La France a été et reste novatrice dans l'emploi de l'hélicoptère sur un théâtre d'opération. Forte de son expérience, l'Alat dispose d'une capacité et d'une compétence permettant de développer une doctrine de l'aérocombat, préfigurant les engagements de demain. Lire les premières lignes

  p. 93-100

Mesurer l'effort de défense est un exercice complexe car les indicateurs retenus ne sont pas toujours pertinents, notamment dans le cadre de comparaisons internationales. Une réflexion est donc nécessaire pour avoir une approche plus rigoureuse s'appuyant sur des critères objectifs. Lire les premières lignes

  p. 101-107

La ville a toujours été un enjeu des guerres, soit pour être assiégée, puis pillée, soit pour être évitée car étant un obstacle à la progression des troupes. Aujourd'hui, la ville ou la zone urbaine sont devenues essentielles pour les acteurs des conflits asymétriques, obligeant nos armées à poursuivre leurs efforts d'adaptation. Lire les premières lignes

  p. 108-113

Quand la RAND raconte Serval… Un récent rapport du think tank américain ne tarit pas d'éloges sur l'efficience de nos armées qualifiées d'expéditionnaires. Au-delà de la présentation d'un art français de la guerre et de compliments, en rien désintéressés, se lit pourtant l'annonce d'un futur incertain, par inadéquation du nouveau matériel à ces guerres de demain qui resteront à l'ancienne. Lire les premières lignes

  p. 114-120

Chroniques

Depuis le traité de Pau signé en 1950 entre Vincent Auriol et Bao Daï qui ratifiait les accords de la Baie d’Along de 1948, la France abandonnait officiellement toute visée coloniale sur l’Indochine qui devenait une fédération d’États indépendants associés à la France au sein de l’Union française. La suite logique aurait voulu que le gouvernement définît une ligne politique claire, laquelle devait être mise en œuvre par le haut-commissaire au plan politique et orienter l’action militaire du commandant en chef au plan opérationnel. Tant que de Lattre cumulait les deux fonctions durant son proconsulat, il se définit à lui-même le cadre politique de son action, à savoir l’indépendance des États associés et l’alliance avec les États-Unis engagés militairement en Corée pour endiguer le communisme et qui, de facto, prenaient en charge une part croissante de l’effort de guerre financier. Cette solution lui laissait les coudées franches – sans pour autant engager le gouvernement – et, après son départ, demeurant dans le flou des errements antérieurs, les gouvernements successifs de la IVe République se révélèrent incapables de définir la ligne politique et stratégique qui devait guider l’action des ministres concernés et orienter celle des hauts responsables sur le théâtre. Lire les premières lignes

  p. 121-122

La stratégie du bluff a connu ses lettres de noblesse pendant la guerre froide. Elle s’est même apparentée à une véritable guerre chaude entre les deux blocs antagonistes qui se défiaient des deux côtés du rideau de fer. Durant près d’un demi-siècle, les deux superpuissances ont ainsi alimenté des séquences de désinformation et d’intoxication pour entretenir un équilibre de la terreur. Pour ce faire, les protagonistes de ce jeu géopolitico-militaire ont organisé des mises en scène retentissantes (défilés de matériels, déclarations tonitruantes…) et ont souvent « gonflé » délibérément leurs moyens respectifs. Dans ce face-à-face angoissant entre les deux grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et l’Union soviétique se sont livrés à des parties de poker menteur qui ont failli, à plusieurs reprises, ébranler l’échiquier politique de la planète. Lire les premières lignes

  p. 123-125

Recensions

La littérature consacrée à la crise malienne et à l’opération Serval de 2013 est déjà abondante mais l’ouvrage collectif proposé par le Centre de recherche des Écoles de Coëtquidan sous la direction d’Olivier Hanne se distingue par une approche originale. Lire la suite

  p. 126-126

Timothy Snyder : Terres de sang - L’Europe entre Hitler et Staline  ; (Prix du livre d’Histoire de l’Europe 2013) ; Gallimard,  2012 ; 720 pages - Bernard Norlain

Au moment où tous les regards se braquent – tout au moins en Europe – sur l’Ukraine et sur l’Europe centrale et alors que l’on se demande où Vladimir Poutine s’arrêtera dans son ambition de reconstituer la Grande Russie et d’y réintégrer les minorités russes de cette région, un livre, un livre hallucinant, terrible, vient nous rappeler une période historique dramatique de ces « terres de sang ». Ce livre est indispensable à tous ceux, et celles, qui veulent comprendre les événements actuels et leurs ressorts profonds. Lire la suite

  p. 127-129

Régis Debray et Renaud Girard : Que reste-t-il de l’Occident ?  ; Éditions Grasset, 2014 ; 144 pages - Jérôme Pellistrandi

L’un serait catalogué comme philosophe homme de gauche, l’autre comme journaliste du Figaro, tout un programme. Et pourtant, ces 140 pages se lisent d’une traite. Organisé comme un échange épistolaire, l’ouvrage s’interroge sur le déclin de l’Occident, qu’il soit avéré ou perçu comme tel. À l’image d’une société française en proie aux doutes depuis déjà si longtemps, l’Occident est en crise d’identité, ayant le sentiment de ne plus autant peser sur les affaires du monde que par le passé. Après la bipolarisation de la guerre froide, le monde évolue vite et dans un sens où le classique modèle occidental est remis en cause, y compris dans ses fondements. Lire la suite

  p. 129-129

Institut de la démocratie et de la coopération : La grande Europe des nations (une réalité pour demain ?)  ; Apopsix Éditions, 2014 ; 198 pages - Maurice Kopecky

L’Institut de la démocratie et de la coopération (IDC) et l’Action pour une confédération paneuropéenne ont été à l’initiative de ce colloque qui eut lieu à l’Assemblée nationale, le 10 juin 2013. L’IDC est un Institut de réflexion géopolitique qui fut créé par une initiative russe en 2008. Il a des locaux à Paris. Lire la suite

  p. 130-131

Alessandro Baricco : Les barbares, essai sur la mutation  ; Gallimard, 2014 (2006 en Italie) ; 226 pages - Claude Le Borgne

Lâchez le livre que vous lisez et saisissez celui-ci, toutes affaires cessantes. C’est qu’il y a urgence : les barbares sont dans les murs et nous sommes tous en danger de barbarisation. Alessandro Baricco, Italien célébré dans le monde entier, dit dans les mots de tous les jours des choses fort subtiles, et certaines terribles. Qu’est-ce donc que ces barbares dont il nous parle ? Une espèce nouvelle et envahissante que l’auteur s’est donné pour tâche d’observer, comme le colonial du siècle passé étudiait ses Bantous. Lire la suite

  p. 131-132

Yves-Marie Laulan : L’immigration humanitaire, Némésis de l’Europe compatissante  ; Revue de l’Institut de géopolitique des populations, 2014 ; 164 pages - Pierre Morisot

Le titre est grinçant, la conclusion pessimiste : « Le principe du tout-gratuit est en train de tuer notre pays ». Il s’agit de la vague d’immigration mal maîtrisée, objet d’un colloque organisé au printemps 2014 par l’Institut de géopolitique des populations sous la houlette de son président. On arrive en France (directement ou grâce à Schengen, une fois le pied posé quelque part en Europe) pour étudier, pour se faire soigner, pour rejoindre la famille, pour fuir les persécutions, pour éviter la misère… Il en résulte chez nous un véritable « tsunami d’étrangers » qui grossit d’année en année. Lire la suite

  p. 132-132

Revue Défense Nationale - Février 2015 - n° 777

Les printemps arabes

Since the fall of the Berlin Wall, France has seen her military engagements increase with numerous interventions responding to ambitious political objectives, even though the means of her defense have not ceased to diminish drastically, at the risk of questioning France’s position.

The Arab Spring

The “Arab Spring” manifested as a profound crisis for certain states confronted with multiple shocks, between authoritarianism, an identity crisis of society that has lost its bearings, and an incapability to face modernity, ending with a poorly accepted globalization.

Tunisia, center of the Arab Spring, was confronted with a long, complex period of transition where the Islamists attempted to seize power. Tunisia has thus needed to face numerous challenges, notably with security, with a weakened society yearning for stability.

Egypt, after having been disappointed with a regime led by the Muslim Brotherhood, hopes to return to a strong security state, if only to guarantee economic development that has been largely in question since January 2011.

Libya is a complex mosaic in complete chaos. The knowledge of players—numerous—on the ground is thus the prerequisite before considering any action in such a decisive zone for the destabilization of a large part of not only Saharan Africa, but also the Sub-Saharan.

The fall of Khadafi’s regime did not allow for the reconstruction of a viable Libyan state. The country has, from this point on, been confronted with an internal war, with multiple players with diverging interests leading to a likely permanent separation of this entity.

For the followers of the “Clash of Civilizations”, the Western world and Islam are irreconcilable, but for others, all societies know violent periods of transition, then by chance stabilize and hope for security. This is the case for Iran as its demographic evolution inevitably directs it to the search for more stability.

The Sahel has been profoundly destabilized since 2011 with the accumulation of antagonistic jihadist groups. French interventions in Mali that began in 2013, then in the Central African Republic have certainly stopped the progression of a sprawling adversary, but threats remain.

The “Arab Spring” did not translate into an “African Spring”, even if certain states also saw opposing protests. Sub-Saharan Africa is experiencing a clean and complex evolution, with positive prospects, despite the real threats.

The “Arab Spring” surprised Washington, who has had difficulty grasping the complexity of these evolutions, their impacts on the region’s stability, and the defense of vital American interests. Between pragmatism, supporting Israel and maintaining alliances, the path remains complex.

Understanding Islam and its link with policy is indispensable for those interested in the Arab Spring. This reading key illustrates the complexity of the connection between spiritual power and state power in a culture where the sectarian dimension is central.

Counterpoint

The doctrine of joint-armies is an indispensable operational process for our armies and contributes directly to the credibility of our forces, all the while putting value on the French approach that has been validated in operations and recognized and appreciated by our allies.

The doctrine is an operational issue. The army, with the CDEF (Centre de doctrine d'emploi des forces), provides an essential tool and is recognized as such, notably by our principal allies. The CDEF designs the doctrine, adapts it thanks to feedback, and participates in the preparation of the ground forces of tomorrow.

Opinions and Viewpoints

France has remained a novice in the use of helicopters in a theater of operations. With its experience, the ALAT (Army Aviation) has the capacity and the competence that would permit the development of a doctrine of aerial combat, foreshadowing the engagements of tomorrow.

Measuring the effort of defense is a complex exercise because the chosen indicators are not always pertinent, notably in the sphere of international comparisons. A reflection is thus necessary in order to have a more thorough approach based on objective criteria.

The city has always been an issue in wars, either to be besieged then pillaged, or to be avoided as an obstacle for the progression of troops. Today, cities and urban zones have become essential for players in asymmetrical conflicts, obliging our armies to keep up with their efforts at adaptation.

When RAND reports on Serval… A recent report from an American think tank was full of praise on the efficiency of our qualified, expeditionary armies. Beyond the presentation of the French art of war and compliments, not altruistic, one can interpret the announcement of an uncertain future, with the incompatibility of new material in the wars of tomorrow that will remain traditional.

Book reviews

Timothy Snyder : Terres de sang - L’Europe entre Hitler et Staline  ; (Prix du livre d’Histoire de l’Europe 2013) ; Gallimard,  2012 ; 720 pages - Bernard Norlain

Régis Debray et Renaud Girard : Que reste-t-il de l’Occident ?  ; Éditions Grasset, 2014 ; 144 pages - Jérôme Pellistrandi

Institut de la démocratie et de la coopération : La grande Europe des nations (une réalité pour demain ?)  ; Apopsix Éditions, 2014 ; 198 pages - Maurice Kopecky

Alessandro Baricco : Les barbares, essai sur la mutation  ; Gallimard, 2014 (2006 en Italie) ; 226 pages - Claude Le Borgne

Yves-Marie Laulan : L’immigration humanitaire, Némésis de l’Europe compatissante  ; Revue de l’Institut de géopolitique des populations, 2014 ; 164 pages - Pierre Morisot

Revue Défense Nationale - Février 2015 - n° 777

Les printemps arabes

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Revue Défense Nationale - Février 2015 - n° 777

Les printemps arabes

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