Mars 2022 - n° 848

Guerre en Ukraine

« Il n’y a point de place faible, là où il y a des gens de cœur pour la défendre. »

Pierre Terrail de Bayard
136 pages.

Le 24 février 2022, après des semaines de montée des tensions entre l’Ukraine et la Russie, les armes ont commencé à parler et la Russie a entamé une attaque de grande ampleur visant à envahir l’Ukraine, amener un changement de régime et obliger à revoir l’architecture de sécurité du continent européen. Les jours précédents, la diplomatie s’est efforcée de maintenir le dialogue avec Moscou pour essayer de désamorcer cette crise. Efforts malheureusement vains, mais qui étaient cependant nécessaires. Lire la suite

  p. 1-2

Guerre en Ukraine

La guerre engagée par la Russie contre l’Ukraine puise ses racines dans une relecture de l’Histoire à des fins idéologiques. Certes, le passé est complexe et douloureux depuis des siècles, mais cela ne justifie pas de vouloir modifier l’Histoire par la force. Lire les premières lignes

  p. 9-14

Le conflit engagé le 24 février est de grande amplitude et couvre tout l’éventail de la guerre, de l’hybridité à la guérilla en y incluant les dernières générations d’armes high-tech, d’où le risque d’un dérapage permanent et la prolongation dans le temps d’une crise majeure et meurtrière. Lire les premières lignes

  p. 15-19

Après la sidération du 24 février, les forces armées ukrainiennes sont confrontées à une offensive majeure de la Russie qui dispose d’un rapport de force conséquent. La capacité à se défendre dépend des moyens militaires, mais aussi de la résilience psychologique des Ukrainiens. Lire les premières lignes

  p. 20-25

La guerre actuelle s’inscrit dans la vision russe de la souveraineté nationale et puise ses racines dans une histoire longue, portée par un projet idéologique, avec en fond de tableau la question sensible de la relation politique à établir entre l’espace russe et l’Europe. Lire les premières lignes

  p. 26-31

La Turquie et l’Ukraine entretiennent des relations depuis de nombreuses années, Ankara voyant dans Kiev un contre-pouvoir à l’influence de Moscou en mer Noire. L’Ukraine est ainsi cliente de l’industrie d’armement turc avec notamment l’achat de drones désormais employés face à la Russie. Lire les premières lignes

  p. 32-35

L’opération lancée contre l’Ukraine s’appuie principalement sur une action terrestre puissante renforcée par l’emploi d’un corps blindé mécanisé permettant d’imposer un rapport de force sans équivalent. La Russie dispose d’un parc de chars modernes particulièrement conséquent. Lire les premières lignes

  p. 36-40

L’Ukraine a largement connu les tourmentes de la Seconde Guerre mondiale en étant une des régions de l’Est où la confrontation entre l’Allemagne nazie et l’URSS de Staline a été d’une violence et d’une intensité exceptionnelles et où les populations civiles ont souffert le martyre. Lire les premières lignes

  p. 41-49
  p. 50-50

À propos de la présidentielle

Les questions de défense ne constituent pas une priorité essentielle du débat amenant à l’élection présidentielle. Entre consensus et continuité, les projets ont souvent été contredits par les choix budgétaires après le vote. D’où le besoin désormais de faire preuve de plus de réalisme. Lire les premières lignes

  p. 51-55

À la veille de l’élection présidentielle, l’heure des bilans a sonné, avec la satisfaction que la LPM 2019-2025 a été jusqu’à présent intégralement respectée, permettant le début de la remise à niveau des armées. Il reste cependant des incertitudes notamment autour des coopérations. Lire les premières lignes

  p. 56-62

Les questions de défense, bien qu’au cœur de la fonction présidentielle, ont perdu de leur importance lors des campagnes électorales. Les équipes des candidats depuis le début du XXIe siècle sont désormais moins au fait des politiques liées à la défense que durant les années 1970-1980, où les débats étaient de haut niveau. Lire les premières lignes

  p. 63-68

La défense de la France a été au cœur de la construction de la Ve République par le général de Gaulle. La mission « Gaullienne » de sécurité nationale demeure essentielle, transcendant les majorités politiques pour répondre aux évolutions géopolitiques actuelles marquées par les crises. Lire les premières lignes

  p. 69-75

Opinions

Commander une opération du type Sentinelle diffère des modes opératoires employés en Opex. Les finalités sont différentes et s’insèrent dans un cadre juridique distinct, s’inscrivant dans le cadre du fonctionnement de l’État avec une dimension interministérielle très forte et indispensable. Lire les premières lignes

  p. 79-87

La guerre est désormais hybride et vise à influer les citoyens par l’information ou la désinformation en vue de brouiller la perception de la réalité. Influer signifie manipuler, d’où le besoin de renforcer notre résilience collective face aux risques liés à la mondialisation de l’information. Lire les premières lignes

  p. 88-93

La guerre des étoiles ne sera pas Star Wars, mais la confrontation et l’empêchement par un adversaire d’utiliser l’écosystème spatial désormais indispensable aux activités militaires. D’où la stratégie spatiale de la France adoptée en 2019, visant à renforcer la résilience de nos outils dont les satellites. Lire les premières lignes

  p. 94-98

Le projet de Boussole stratégique marque une avancée dans la prise de conscience par les Européens de l’incertitude stratégique qui menace la sécurité des États-membres de l’UE. Cette étape est de bon augure à condition que la volonté politique des 27 se maintienne dans la durée et se concrétise sur le terrain. Lire les premières lignes

  p. 99-102

Repères

La guerre par le milieu social (GMS) ne concerne pas uniquement les Américains, mais est aussi employée par d’autres protagonistes comme l’Iran ou le Hezbollah. Cette approche multidomaine contribue à la compétition stratégique, nous obligeant à revoir nos propres modes d’action. Lire les premières lignes

  p. 103-106

La Russie est de retour en Afrique, que ce soit officiellement ou officieusement, en employant des sociétés militaires privées permettant de renforcer les intérêts notamment économiques de Moscou. Ces sociétés ne s’embarrassent guère de contraintes et répondent d’abord à leurs commanditaires russes. Lire les premières lignes

  p. 107-111

In Memoriam

Note préliminaire : Cet hommage s’est enrichi d’un long entretien avec Marc Le Borgne, fils aîné du général.
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  p. 112-116

Du général Claude Le Borgne, Montaigne aurait pu dire qu’il était « un philosophe imprémédité et fortuit ». D’abord parce que Le Borgne, c’était une prose enthousiasmante de phrases courtes, sans fioritures ni faux aphorismes, de mots simples, mais soigneusement choisis. Le Borgne c’était également quelqu’un qui parlait comme il écrivait, parce qu’il écrivait comme il s’exprimait. Lors de notre première rencontre à l’École militaire, nous nous disputâmes quelques instants entre petits fours et coupe de champagne, et au bout de cinq minutes il me demanda sur son ton habituel : d’ailleurs, vous êtes qui, vous ? Je me présentai : bien sûr, c’est vous qui publiez des âneries ! Lire la suite

  p. 117-120

Chronique

Le 26 mars 1962, une unité militaire de l’Armée de terre engagée dans une opération de maintien de l’ordre au cœur d’Alger a ouvert le feu, provoquant 46 morts dans la foule et de nombreux blessés. Ce drame va durablement hanter les esprits sur l’emploi des forces militaires sur le territoire national. Lire les premières lignes

  p. 121-125

Recensions

Max Schiavon : Gamelin – La tragédie de l’ambition  ; Perrin, 2021 ; 520 pages - Claude Franc

Max Schiavon nous a habitués à la parution de ses biographies des généraux vaincus de 1940, Georges, Corap et Weygand, dans l’ordre de leur publication, ainsi que la récente présentation commentée des Carnets d’Huntziger. Toutes ces biographies étaient nettement empreintes d’un parti pris favorable de l’auteur envers ses personnages, leur trouvant de larges circonstances atténuantes dans la défaite qu’ils avaient subie, et allant même dans le cas de Weygand jusqu’à épouser certaines de ses querelles. Qu’allait-il en être avec Gamelin, sa dernière biographie qui vient de paraître ? Eh bien, c’est tout l’inverse. Il s’agit d’un véritable réquisitoire entièrement à charge, certes visant le chef militaire de tout premier plan qui porte une lourde et écrasante responsabilité dans la défaite de 1940, mais il n’est peut-être pas le seul et unique « responsable et coupable », comme semble l’indiquer l’auteur, dès lors que l’on met cette dernière biographie en perspective avec les précédentes. Cette démarche débouche un peu, en effet, sur une impression d’ordre binaire. Lire la suite

  p. 126-129

Mark A. Stoler : George C. Marshall – Soldat-homme d’État du siècle américain  ; (traduction Liora Elbaz) Plunkett Lake Press, 2021 ; 217 pages - Emmanuel Desclèves

Cet ouvrage, très intéressant et agréable à lire, est la traduction française (2021) du livre de Mark A. Stoler paru en 1989. Il ne reprend pas l’importante documentation bibliographique et les 369 notes de référence de l’édition originale. Lire la suite

  p. 130-132

Revue Défense Nationale - Mars 2022 - n° 848

Guerre en Ukraine

War in Ukraine

Russia’s war against Ukraine has its roots in a re-reading of history for ideological reasons. The past has certainly been complex and painful for centuries but that does not justify wanting to change history by force.

The conflict which began on 24 February is large in scale and covers the whole range of warfare, from hybrid to guerilla, including the latest generations of high-tech weapons. There is therefore a risk of permanent loss of control and of longer-term continuation of a major, murderous crisis.

Following the shock of 24 February, Ukrainian armed forces have been confronted by a major Russian offensive in which the balance of forces is significantly in Russia’s favour. The capability of the Ukrainians to defend themselves depends on their military assets, yet also on their psychological resilience.

The current war is in the Russian view a matter of national sovereignty rooted in a long history and carried forward by an ideological project, set against a background of the sensitive question of the political relationship to be established between Russian-influenced space and Europe.

Turkey and Ukraine have maintained relations for many years, Ankara seeing Kyiv as counterbalancing the influence of Moscow in the Black Sea. Ukraine is thus a client of the Turkish armament industry, notably with the purchase of drones now deployed against Russia.

The operation launched against Ukraine depends principally on powerful ground action, supported by a mechanised armoured corps, giving the aggressor an unequalled force advantage. Russia has a particularly large fleet of modern tanks at its disposal.

Ukraine suffered much of the torment of the Second World War since it was one of the eastern regions in which the confrontation between Nazi Germany and Stalin’s USSR was of exceptional violence and intensity, and in which the civil populations went through hell.

On Presidential Elections

Defence matters are not an essential priority in the debate leading up to the presidential election. In the battle between consensus and continuity, projects have often been at variance with budgetary chioces made after the election. Hence the need now for greater realism.

With the approach of the presidential elections, and the associated analysis of past actions, there is satisfacrtion that the 2019-2025 military programming law has so far been closely followed, which has meant the planned updating of the forces has begun. There nevertheless remains a number of unknowns, notably in the area of cooperation. [The Hôtel de Brienne is the home of the Minister of the armed forces]

Defence matters, though at the heart of the presidential role, have lost their importance in electoral campaigns. Since the beginning of the 21st century the teams of candidates have been less au fait with policies relating to defence than was the case during the period 1970-1980, a time of serious debate.

The defence of France was central to General de Gaulle’s construction of the Fifth Republic. His mission of national security remains fundamental: it transcends party politics in order to respond to current geopolitical developments and the crises that attend them.

Opinions

Commanding an operation like Sentinelle requires different operational approaches from those used on external operations: the aims are different and are subject to a distinct legal framework which itself relates to the running of the state and, moreover, they have a strong and essential inter-ministerial dimension.

War is now hybrid, and aims at influencing citizens through information or disinformation with a view to blurring the perception of reality. Influence, here, means manipulate—hence the need to strengthen our collective resilience in the face of risks linked to the globalisation of information.

Star wars will not be Star Wars, but a matter of confrontation and adversaries’ action to prevent use of the space ecosystem which is now essential to military activity. This is why the French space strategy, adopted in 2019, aims at boosting the resilience of our assets, including satellites.

The Strategic Compass project is a step forward in European recognition of the strategic uncertainty that threatens the security of EU member states. This step augurs well, as long as the 27 can maintain their political will in the long term and can transform it into action on the ground.

Viewpoints

It is not only the Americans who consider warfare via the social environment: it is used by other protagonists such as Iran and Hezbollah. The approach covers many fields adding to strategic competition and compelling us to rethink our own modes of action.

Be it officially or unofficially, Russia is back in Africa, acting through the employment of private military companies which allow Moscow to strengthen its interests there—economic ones in particular. These companies are little burdened by constraints and above all respond to the bidding of their Russian sponsors.

In Memoriam

We are sad to report the death of General Claude Le Borgne shortly after his 100th birthday. He was one of the pillars of RDN, having made 380 contributuons. Revue Défense Nationale pays tribute to him in its columns. Read more

We are sad to report the death of General Claude Le Borgne shortly after his 100th birthday. He was one of the pillars of RDN, having made 380 contributuons. Revue Défense Nationale pays tribute to him in its columns. Read more

Chronicle

On 26 March 1962, an Army military unit engaged on a maintenance of order operation in the centre of Algiers opened fire, leading to 46 deaths among the crowd and numerous wounded. That tragedy long haunted reflection on the use of military forces on national soil.

Book Reviews

Max Schiavon : Gamelin – La tragédie de l’ambition  ; Perrin, 2021 ; 520 pages - Claude Franc

Mark A. Stoler : George C. Marshall – Soldat-homme d’État du siècle américain  ; (traduction Liora Elbaz) Plunkett Lake Press, 2021 ; 217 pages - Emmanuel Desclèves

Revue Défense Nationale - Mars 2022 - n° 848

Guerre en Ukraine

Le 24 février 2022, après des semaines de montée des tensions entre l’Ukraine et la Russie, les armes ont commencé à parler et la Russie a entamé une attaque de grande ampleur visant à envahir l’Ukraine, amener un changement de régime et obliger à revoir l’architecture de sécurité du continent européen. Les jours précédents, la diplomatie s’est efforcée de maintenir le dialogue avec Moscou pour essayer de désamorcer cette crise. Efforts malheureusement vains, mais qui étaient cependant nécessaires.

En quelques journées, l’histoire a basculé et nous sommes entrés dans une phase d’incertitude totale sans que chacun ne parvienne à voir vers où veut aller Vladimir Poutine. Ce dernier est au pouvoir depuis plus de deux décennies et a construit méthodiquement un projet géopolitique s’appuyant sur une profonde rénovation des forces armées russes, sorties éreintées de l’effondrement de l’URSS. Le temps de la guerre froide est revenu brutalement, mettant à bas toutes les certitudes quant à la sécurité européenne. Il faut ressortir les vieilles cartes remisées depuis 1990 et retrouver les mécanismes d’analyse du monde russe, mais aussi de comprendre ce conflit majeur du XXIe siècle. Cette guerre d’Ukraine est à la fois hybride et conventionnelle, tout en étant marquée par la question nucléaire au regard des déclarations ambiguës du dirigeant russe autour de la dissuasion. Il convient de se réapproprier au plus vite la grammaire de celle-ci, pour pouvoir réagir avec discernement alors que les risques de dérapage ne cessent de s’accroître.

Bien entendu, à l’heure où ces lignes sont écrites dans l’urgence, il est impossible de prévoir ce qui va arriver. Montée aux extrêmes, arrêt des hostilités, retour en arrière, négociations… Tout est possible ! Mais il a semblé nécessaire que la RDN propose un premier regard sur l’environnement de cette guerre, en dressant quelques pistes de réflexion permettant de comprendre les enjeux engagés par l’attaque russe. Paradoxe de l’histoire, cette région au cœur des empires puis rattachée en grande partie à l’URSS a déjà vécu les déchirements sanglants de la Seconde Guerre mondiale. Les cartes des combats d’aujourd’hui rappellent celles de la « grande guerre patriotique ». Les ressorts intimes des nations reviennent également avec force où le patriotisme est quasiment viscéral, avec le risque que les passions violentes empêchent désormais tout discours de raison et d’apaisement.

Les semaines à venir vont donc être décisives, que ce soit sur le terrain avec les opérations en cours et cette guerre de haute intensité en Europe, ou que ce soit demain avec la recomposition imposée des espaces de sécurité du « Vieux Continent ». Quel rôle pour l’Otan ? Quelle défense pour l’Union européenne ? Quelle souveraineté partagée ? Quelle place pour l’Ukraine ? Quel avenir pour une Russie qui s’est mise au ban des Nations ? Aujourd’hui, les questions sont ouvertes et il serait bien présomptueux de savoir où nous allons.

Si Moscou remet en cause le fonctionnement démocratique de l’Ukraine qui porte ombrage au régime de Vladimir Poutine, c’est bien que la notion et les principes de la démocratie gênent les pouvoirs autoritaires.

Or, ce mois de mars aurait dû voir pour notre pays l’expression du débat politique à la veille de l’élection présidentielle d’avril. La RDN avait prévu de publier les projets « défense » des candidats à ce rendez-vous majeur qui rythme la Ve République. Compte tenu de la guerre engagée le 24 février, il nous est apparu opportun de revoir notre programmation en donnant priorité à cette crise géopolitique majeure. Bien entendu, cela ne signifie pas que la question électorale devient secondaire. La RDN y reviendra, d’autant plus que paradoxalement par rapport aux campagnes électorales précédentes où la défense et les relations internationales ne constituaient pas des priorités majeures, cette fois-ci les enjeux sont beaucoup plus graves et les remises en question sûrement douloureuses quant à l’effort consacré à assurer la sécurité de notre pays.

Nous publions pour cela plusieurs articles permettant de mettre en perspective la défense et sa place dans les élections présidentielles. Bilans et place du débat permettant ainsi de mieux comprendre un des piliers essentiels du pouvoir du Président dont le rôle de chef des armées est au final l’un des plus structurants de ses multiples responsabilités.

Le 24 février, avec le retour de la guerre de haute intensité au cœur du continent européen, démontre dramatiquement combien la réflexion stratégique est, et reste, indispensable. Le temps long demeure notamment parce que la montée des tensions que nous observons résulte de longues évolutions puisant dans l’Histoire. Des nationalismes exacerbés, des projets politiques concurrents, des peurs ancestrales, des comportements de dirigeants incontrôlés…

L’histoire est tragique, hélas ! Le 24 février 2022 le démontre. ♦

Jérôme Pellistrandi

Revue Défense Nationale - Mars 2022 - n° 848

Guerre en Ukraine

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