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Décembre 1992 - n° 537

Force européenne

  p. 9-22
  p. 23-27

Après la Force d'intervention aéronavale européenne, voici l'Eurocorps, symbole d'une volonté de défense, malgré les obstacles et les réticences. Voici une excellente synthèse des questions que les Européens, donc les Français, sont en droit de se poser sur cette unité originale, et des réponses que l'auteur a bien voulu proposer : sa conclusion est très objective. Lire les premières lignes

  p. 29-36

Repères - Opinions - Débats

  p. 37-51

Trois ans après son article sur le désarmement chimique, nous avons demandé au général Jean Compagnon de bien vouloir faire le point sur cette question. Nos lecteurs pourront constater que le traité d’interdiction des armes chimiques ne paraît plus hors d’atteinte ; il faut reconnaître que les discussions suivies, entre Américains et Soviétiques puis Russes, ont beaucoup fait pour la mise au point du projet. Toutefois, il faut craindre que la ratification ne soit pas unanime ; l’auteur nous en donne les raisons Lire les premières lignes

  p. 53-57
  p. 59-66
  p. 67-74
  p. 75-86
  p. 87-97

L’auteur, capitaine dans l’arme des transmissions, commandant la compagnie de transmissions de la 4e division aéromobile, est titulaire d’un DEA en histoire. Nous sommes particulièrement heureux d’accueillir cette synthèse fort intéressante présentée par un jeune officier, d’autant plus que les questions de sécurité en Méditerranée – tout spécialement dans son bassin occidental – font l’objet de toute notre attention. Lire les premières lignes

  p. 99-107
  p. 109-120
  p. 121-132
  p. 133-138

Chroniques

  p. 139-148
  p. 144-153
  p. 154-156
  p. 157-158
  p. 159-162
  p. 163-164
  p. 165-168
  p. 169-173
  p. 174-178
  p. 179-180

Bibliographie

Hélène Carrère d’Encause : Victorieuse Russie  ; Éditions Fayard, 1992 ; 439 pages - Michel Klen

L’Empire éclaté, d’Hélène Carrère d’Encausse, évoquait déjà en 1978 la complexité, la diversité et surtout le réveil des nations de l’URSS ; bien avant les grands bouleversements de la fin des années 1980, cet ouvrage mettait en exergue les menaces que les différentes entités géographiques et ethniques faisaient peser sur le pouvoir central au Kremlin. L’une de nos plus grandes spécialistes du monde soviétique a consacré ensuite une dizaine de livres à succès sur la façon dont les maîtres de Moscou ont étendu leur emprise sur une partie de la planète. En manipulant des révolutions, en coulant les pays de l’Europe de l’Est dans le moule marxiste, le « Grand Frère » a su bâtir, « sans paix, ni guerre », un puissant camp communiste. Lire la suite

  p. 181-182

Général H.Norman Schwarzkopf :  Mémoires  ; (avec la collaboration de Peter Petre) ; Éditions Plon, 1992 ; 572 pages - Paul-Marie La Gorce (de)

Tout le monde attendait les mémoires du général Schwartzkopf pour le témoignage qu’elles apporteraient sur la guerre du Golfe. Il s’agit, pourtant, de bien davantage. Ce livre est, en effet, l’un des plus intéressants que l’on puisse lire sur l’histoire de l’armée américaine, et même de la société militaire aux États-Unis, du début des années 1950 à celui des années 1990, depuis le temps où le jeune H. Norman Schwartzkopf cherche par tous les moyens à se faire accepter par l’École militaire de West Point jusqu’au retour triomphal de l’opération Tempête du désertLire la suite

  p. 183-185

Nicolas Regaud : Le Cambodge dans la tourmente, 1978-1991  ; (préface de Pierre Dabezies) L’Harmattan, 1992 ; 437 pages - Andrée Martin-Pannetier

L’ouvrage de Nicolas Regaud sur le Cambodge dans la tourmente étudie la période 1978-1991 et permet de situer ce qui se passe aujourd’hui dans ce pays. Lire la suite

  p. 185-186

Graham Alison et Gregory F. Treverton : Rethinking America’s security : beyond cold war ton new order  ; W.W.Norton and Co, 1992 ; 461 pages - Olivier Sevaistre

Cet ouvrage est le résultat du travail de l’American Assembly de l’Université de Columbia et du Council on Foreign Relations qui publie la revue Foreign Affairs. Son but avoué est d’alimenter la pensée américaine sur la sécurité des États-Unis. Rassemblant une vingtaine de contributions il étudie successivement la mise sur pied d’un nouveau concept de la sécurité nationale et les moyens y afférant, le nouvel ordre international et les conséquences de la guerre du Golfe en allant bien au-delà jusqu’à l’étude du nouvel ordre mondial. Lire la suite

  p. 186-187

William Mc Neill : La recherche de la puissance  ; Économica, 1992 ; 460 pages - Pierre Morisot

Ce livre offre une interprétation « matérialiste » de l’histoire militaire et de l’histoire tout court : la technique conditionne le succès des armées et par là contribue puissamment à l’évolution des sociétés humaines. Thèse qui n’est pas particulièrement nouvelle : l’arc, l’armure, l’arbalète, le canon, l’atome… représentent indéniablement autant de « sauts technologiques » qui firent basculer les rapports de force. McNeill va jusqu’à la systématisation : le canon de siège de Charles VIII est à la base du déclin des cités-États italiennes ; l’obus de Paixhans « détermina la Grande-Bretagne à participer à la guerre de Crimée »… C’est dire que les artilleurs y trouvent leur compte : Gribeauval a droit à 6 pages et Condé n’est même pas cité. Lire la suite

  p. 187-188

Général Yves Gras : Histoire de la guerre d’Indochine  ; Éditions Denoël, 1992 ; 610 pages - Pierre Morisot

Affirmer que ce livre (qui est la réédition, à 15 ans d’intervalle, d’un ouvrage édité chez Plon sous le même titre) est le meilleur paru sur la partie « française » de la guerre d’Indochine serait présomptueux. À considérer l’abondante bibliographie, on ne peut prétendre avoir fait le tour de la question ; et pourtant, de Bergot à Pouget, la plupart des récits ont traité d’épisodes particuliers et relativement peu, à la manière des excellents Bodard (mais dans un style plus littéraire, voire journalistique) ont tenté de retracer l’ensemble du conflit. Bref, sans se lancer plus avant dans les comparaisons, le travail du général Gras constitue un document de première valeur sur le sujet. Lire la suite

  p. 189-190

Gérard Chaliand / William Egleton Jr / Elisabeth Picard (dir.) : Le malheur kurde / La république kurde La question kurde  ; Éditions du Seuil, 1992 ; 217 pages Éditions Complexe, 1992 ; 232 pages Éditions Complexe, 1992 ; 162 pages - Eugène Berg

Une population évaluée de 20 à 25 millions de personnes, disséminée dans quatre États principaux (Turquie, où ils sont près de la moitié de l’effectif total, Iran le quart, Irak le sixième, Syrie enfin un million). À cela s’ajoutent 300 000 Kurdes dans les républiques du Caucase de la Communauté des États indépendants (CEI), alors que la diaspora en Europe est évaluée à 600 000 personnes. Ces populations pastorales établies depuis des millénaires dans cette région, carrefour de langues du groupe iranien et dans leur majorité sunnites, ont été les grandes oubliées de l’histoire. Bien plus que les Kurdes, c’est Mossoul et son pétrole qui préoccupèrent les puissances durant la Grande Guerre. On sait que le traité de Sèvres (10 août 9120) leur accordait un statut d’autonomie, mais l’offensive kémaliste vida de son véritable contenu ces généreuses dispositions. Il est vrai que le nationalisme kurde représentait un défi permanent pour les États de la région. En 1924, la langue kurde fut tout simplement interdite en Turquie. Saisissons la parution de trois ouvrages pour mieux comprendre le drame de ces populations. Lire la suite

  p. 190-191

Georges Cerbelaud-Salagnac :  Les origines ethniques des Européens  ; Éditions Perrin, 1992 ; 376 pages - Eugène Berg

L’éclatement des barrières qui avaient cloisonné artificiellement l’Europe pendant près d’un demi-siècle a provoqué un large regain d’intérêt à l’égard des différents peuples, nations ou ethnies qui composent ce « cap extrême de l’Asie ». D’où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? À la question posée par le poète Edgar Poe, Georges Cerbelaud-Salagnac a tenté de répondre dans un ouvrage dense, précis et clair : il s’agit d’une véritable anthologie des différents groupes ethniques présents de l’Atlantique à l’Oural. Lire la suite

  p. 191-191

Gilles Veinstein (dir.) : Salonique 1850-1918, la ville des juifs, et le réveil des Balkans  ; Éditions Autrement, 1992 ; 294 pages - Eugène Berg

Fondée à l’époque hellénique et n’ayant pas cessé d’exister depuis, Thessalonique, deuxième ville et deuxième port de Grèce, a fêté ses deux mille trois cents ans en 1985. Pendant quatre siècles, cette cité balkanique où, après un bref intermède vénitien, les Turcs ottomans avaient établi leur domination, fut une ville juive et hispanophone. Phénomène rarissime, sinon unique, les juifs n’étaient pas comme partout ailleurs, une minorité plus ou moins marginale, mais constituaient la majorité. Les auteurs de cet ouvrage collectif introduit et composé par Gilles Vernstein restituent avec force et habileté bien des éléments de cette culture juive séfarade qui s’est imposée depuis l’expulsion de 1492. La « Jérusalem des Balkans », carrefour entre l’Orient et l’Occident, s’est ouverte aux connaissances, aux techniques, aux idées et aux mœurs de l’Europe moderne ; c’est de là qu’est partie en 1908 la révolution des Jeunes-Turcs. Elle fut l’enjeu de la première guerre balkanique et devint grecque en 1913 pour être, quelques années plus tard, impliquée dans la Grande Guerre. Lire la suite

  p. 192-192

Revue Défense Nationale - Décembre 1992 - n° 537

Revue Défense Nationale - Décembre 1992 - n° 537

Il n'y a pas d'éditorial pour ce numéro.